Botta, IV, 414. — Melzi, I
des savants, des soldats, des marchands, des propriétaires, incapd)les d*autre chose que d'enregistrer la volonté du maitre. Toute l'affaire était conduite avec beaucoup d'habileté; et même, après toutes ces précautions^ on ne laissa pas à la Consulte de Lyon toute indépendance; on n'y abandonna rien au hasard de quelque inspiration malencontreuse : c'était prudent.
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Lyon est riche en souvenirs historiques. Elle fut la capitale de la Gaule Transalpine au temps des empereurs romains, le trait d'union entre Rome et la Gaule. Siège de la Consulte extraordinaire de la Cisalpine, elle reprenait en quelque manière son antique caractère impérial; l'ambition de Bonaparte, inspirée par ce glorieux passé, allait y prendre un développement nouveau et dépasser décidément la frontière des Alpes. L'ancien proconsul de la Cisalpine allait y préparer l'Empire.
Les députés cisalpins arrivèrent à Lyon dans les derniers jours du mois de décembre 1801, après un voyage qui fut très pénible pour quelques-uns, comme Tarchevèque de Milan, Visconti, mort peu de jours après*.
Talleyrand arriva lui-même le 7 nivôse an X(28 déc. 1801). On se mit à l'œuvre aussitôt : car tout devait être prêt pour le jour de l'arrivée du Premier Consul. On constitua d'abord un bureau de délibération dé 5 membres, représentant les 5 principales régions de la Cisalpine : Marescalchi, Bernardi, Melzi, Fenaroli, Paradisi; ils furent naturellement désignés par Talleyrand. Il les réunit pour délibérer avec lui dans un appartement de l'hôtel Ceintri, place Bellecour. Le 12 nivôse, il leur adressa un petit discours, il leur rappela en quelques mots le projet de constitution unanimement approuvé par la Consulte de Milan et par le Comité de gouvernement, l'organisation de la Consulte extraordinaire; il leur expliqua avec soin que cette Consulte extraordinaire n'avait point à discuter ni à approuver la constitution désormais adoptée à Mibn : il ne s'agissait que d'en régler l'application particulière et