‹ Napoléon en ItalieChapitre 50 sur 423 · Gorr., VII · texte numérisé non relu

Gorr., VII

d'acclamations chaleureuses, que désormais la République serait appelée République Itaiienue. C'était donner satisfaction au sentiment national encore inconscient, mais prêt à grandir et à gagner tonte la péninsule; c'était promettre à Tltalie tout entière de neuvelles destinées; ce devait être la plus grande force de Bonaparte dans sa politique italienne.

On proclama ensuite la première loi organique sur le clergé; l'archevêque de Ravenne y donna son assentiment au nom des évêques et des curés de la Cisalpine ; le Premier Consul se leva pour dire que le peuple doit être attaché aux principes de la religion.

On donna enOn lecture des listes des collèges électoraux, des assemblées législatives « parmi les témoignages de satisfaction les plus unanimes et les plus éclatants ».

Alors Bonaparte invila le vice-président Melzi à se placer à côté de lui; il le prit par la main et Tembrassa. « Ce mouvement touchant et spontané communiqua à rassemblée une vive émotion. »

Enfin le citoyen Prina fit un discours de remerciement et parla « de ladmiration que nous inspire le héros auquel nous devons notre bonheur ». La séance fut levée et le Consul-Président fut reconduit par les acclamations des Cisalpins et des Lyonnais réunis.

Le lendemain matin, à sept heures, Bonaparte quittait Lyon pour rentrer à Paris.

Cet accroissement nouveau de la puissance de Bonaparte et le terme de République Italienne n'étaient pas pour être agréables à toutes les puissances étrangères. Cependant la Consulte paraissait avoir agi en toute liber|é en portant le Premier Consul à la Présidence, et son indépendance garantie par le traité de Lunéville ne paraissait pas avoir été violée. Les événements de Lyon ne retardèrent pas la signature de la paix d'Amiens le 25 mars suivant. Bonaparte se donna la peine de quelques explications aux gouvernements qui pouvaient éprouver quelque mécontentement. Le 2 fé- Trier, il informait lui-même le pape de ce qui venait de se passer, mais il eut soin d'éviter l'expression de République Italienne. « Je m'empresse de faire connaître à Votre Sainteté que les affaires de la République Cisalpine viennent d'être arrangées *. »

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