‹ Napoléon en ItalieChapitre 52 sur 423 · Aff. Elr., Corr., Vienne, n° 372, r · texte numérisé non relu

Aff. Elr., Corr., Vienne, n° 372, r

progrès étaient toujours à craindre ne pouvait être étouffé que par le génie puissant qui seul avait triomphé en France de cette hydre aux têtes renaissantes, et que le bon ordre qu*il ferait régner dans cette contrée deviendrait un service rendu à toute l'Europe. »

M. de Cobenzl, « parut sentir cette vérité * ».

Le gouvernement autrichien se contint par la préoccupation plus pressante encore des affaires d'Allemagne; son opposition d'ailleurs n'aurait pu être que vaine, au moment où la paix était signée entre la France et l'Angleterre. Mais en réalité il fut très ému et inquiet des nouvelles d'Italie; il commença de comprendre Tambition du Premier Consul, et qu'il ne s'agissait plus seulement de la fondation de républiques-sœurs comme au temps du Directoire, mais de rétablissement de la domination directe de la France sur « l'Italie », c'est-à-dire de la restauration d'un Empire d'Occident.

La Constitution de la République Cisalpine était faite aussi pour ménager et même pour fortifier l'autorité du Consul-Président. Ce fut la première forme du système des collèges électoraux de la constitution française du mois d'août 1802, avec plus d'habileté encore à dissoudre toutes les forces capables de limiter la puissance du chef de l'État. Il y a quelque intérêt à rapprocher par la pensée ces deux constitutions, ne fût-ce que pour constater, en France comme en Italie, les mêmes préoccupations politiques de la part de Bonaparte, une très forte unité d'ambitieuse volonté. Ces ressemblances signifient sans doute que Bonaparte était plus soucieux d'assurer partout son pouvoir que de tenir compte des différences entre les deux nations, qu'il n'eut point l'inlenlion de préparer en Cisalpine l'organisation prochaine d'une République indépendante. Aussi bien a-t-on vu plus haut que la constitution de la République italienne a été rédigée, comme la Constitution française de l'an VllI, sous ses yeux, sous sa surveillance très personnelle et très jalouse, et qu'elle n'a été l'objet, de la part des autorités ou

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