‹ Napoléon en ItalieChapitre 72 sur 423 · Air. Etr., Gênes, n« 177, f · texte numérisé non relu

Air. Etr., Gênes, n« 177, f

118 MARBNGO (1800-1802)

chiens instituèrent dans la yille un gouTernement sous le titre de Régence Impériale et Royale provisoire*. Ce titre seul garantissait mal Tindépendance de la République; mais il importe peu, car cette Régence eut à peine une quinzaine de jours d*exislence.

Le 4 messidor an VllI, ou le 23 juin 1800, un arrêté du Premier Consul établit à Gênes une commission extraordinaire de 7 membres, et une Consulte de 30 membres chargée de préparer l'organisation définitive de la République, sous la présidence d'un ministre extraordinaire de la République Française. Le lendemain 5 messidor, ces fonctions furent confiées au citoyen Dejean , conseiller d'État, général de division*.

Le citoyen Dejean procéda aussitôt lui-même à la nomination de la commission extraordinaire : elle fut composée de J.-R. Rossi, Augustin Maglione, Augustin Pareto, Jérôme Serra, Antoine Mongiardini, Louis Carbonara, Louis Lupi. Parmi les membres de la Consulte, on remarquait Louis Corvetto, Emmanuel Ralbi, Jérôme Durazzo, César Solari, Joseph Fravega, Nicolas Litardi, Joseph Deambrosis '. La commission antérieure protesta que les arrêtés consulaires étaient illégaux, qu'elle était « responsable au peuple et à la loi du dépôt de Tindépendance nationale ». Dejean observa que cette commission ne tenait pas elle-même ses pouvoirs du peuple; cela n'eut pas d'autres suites; la nouvelle pommission se constitua; elle eut d'abord Rossi pour Président, Pareto pour secrétaire; elle envoya Joseph Fravega à Paris pour y conférer avec le gouvernement français des intérêts de la Ligurie; il prit bientôt le titre de ministre de la République Ligurienne *.

Le nouveau gouvernement de Gênes fut informé qu'il ne devait pas s'occuper déjà de la rédaction de la constitution définitive; cela serait prématuré; cette question, disait Talleyrand à Dejean,

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