‹ Napoléon en ItalieChapitre 75 sur 423 · AfT. Elr., Gènes, n» 178. t · texte numérisé non relu

AfT. Elr., Gènes, n» 178. t

et elle ne devait s'étendre jusqu'au Pô que sous la forme d*un

département français.

Le 28 germinal an IX (18 avril 1801), environ quinze jours après Tarrété consulaire qui organisait le Piémont en une 27« division militaire, un autre arrêté consulaire disait : La Ligurie formera jusqu'à nouvel ordre une division militaire commandée par un général de division qui correspondra directement avec le ministre de la guerre. Cet arrêté précisait en grands détails Torganisation de cette division ; il n'édictait rien pourtant au point de vue civil, et il avait moins d'importance que celui qui était relatif au Piémont.

Mais il n'était pas pour la Ligurie une garantie d'indépendance ; on s'en pouvait au contraire inquiéter. Par une sorte de compensation, Talleyrand annonça à Fravega, le 26 floréal, que fadministralion ligurienne pouvait prendre possession d'Oneille et Loano; cette réunion fut opérée les 11 et 12 prairial suivants (31 mai-l*' juin 1801)*. Savant équilibre : le Premier Consul donne d'une main et retient de l'autre.

Le traité de Lunéville étant signé, il fallut s'occuper de la constitution. Elle pouvait être achevée, si Bonaparte l'avait voulu; mais il ne lui convenait pas de rien faire de définitif, tant que la paix n'était pas faite avec l'Angleterre; car l'Angleterre s'intéressait à Gênes.

On traîna donc les choses en longueur. Des propositions furent demandées à Dejean, à Fravega, à la commission executive de Gènes. Des discussions furent engagées sur le système électoral, sur les noms des magistrats. Il parut qu'on voulait étudier à fond les moindres détails comme pour faire une œuvre sans reproche; mais ce n*était pas pour cela.

La République avait toujours été divisée à travers les siècles en trois régicfns: la ville de Gênes, et les deux « Rivières » du Levant et du Ponant; il y avait même toujours eu des jalousies dans les

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