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PAttME KT LA TOSCANE 131
ifaprès les trailés passés subséquemment entre FEspagne et d'autres Étais.
Art. 4. — Sa Majesté Catholique donnera les ordres nécessaires pour faire occuper par la France la Louisiane au moment où les États qui devront former Tagrandissement du duc de Parme seront rerois entre les mains de Son Altesse Royale.
... Art. 7. — Les engagements contenus dans le présent traité ne dérogent en rien à ceux qui sont énoncés dans le traité d'alliance signé à Saint-Ildephonse le 18 août 1796. Ils lient au contraire de nouveau les intérêts des deux puissances et assurent les garanties stipulées dans le traité d'alliance pour tous les cas où elles doivent être appliquées ^
Pour expliquer Tintérêt que le roi d'Espagne portait au duc de Parme, il convient de rappeler que le fils de celui-ci avait épousé en 1795 la fille de Charles IV, Tinfante Marie-Louise.
Le Premier Consul disposait donc déjà de la Toscane; il avait ridée arrêtée de l'enlever aux Habsbourg. Elle avait alors pour grand-duc l'archiduc Ferdinand III, frère de l'Empereur François H. Aussi avait-elle été l'un des centres les plus actifs de la contre-révolution de 1799; Arrezzo avait été le quartier général des ennemis de la France; aux cris de « Viva Maria e l'Auslria! » les Arrétins avaient conduit la réaction avec la plus grande violence. Mais le principal tort du grand-duc était d'être Autrichien ; Bonaparte ne le lui pardonna point. Après Marengo, Livourne, Florence même furent occupées par des troupes françaises; Murât y fut envoyé au commencement de 1801 avec le titre de commandant en chef.
La Toscane fut durement traitée. Le commissaire général des relations commerciales à Livourne, le citoyen Belleville, en écrivait lui-même au Premier Consul : « La Toscane a été prise d'assaut, disait-il; il n'y a pas d'hommes plus malheureux que les Toscans; la vérité n'est pas vraisemblable : il est maintenant démontré que je ne peux pas y faire honorer le nom de la République et bénir le vôtre... 11 n'y a pas de termes pour rendre toutes les vexations exercées dans toutes les communes^ ».
En arrivant, Murât frappa sur les riches une contribution