De Clercq, I
2. Aff. Etr., Toscane, 153 A, t^ 18, 150-151 : dépêches de Belleville du 7 janvier et du 25 février 1801. — Marmottan, Le royaume cTEtruriey p. 258-
i32 MAHENGO (1800-1802)
extraordinaire de deux millions pour l'armée. Quelques jours après, il décrétait à Livourne une contribution nouvelle d'un million; il en faut noter le motif : « Insubordination de la 60« demi-brigade, suscitée évidemment par les manœuvres des amis de TAnglelerre et des méchants habitants * ».
Par le traité de Lunéville, le 9 février 1801, Tarchiduc Ferdinand perdait la Toscane et recevait en échange Vévêché de Salzbourg^
Le traité de Saint-Udephonse put donc être précisé; il le fut dans les termes suivants parle traité d'Aranjuezdu 21 mars 1801.
Article premier. — Le duc régnant de Parme renonce, pour lui et pour ses héritiers à perpétuité, au duché de Parme, avec toutes ses dépendances, en faveur de la République Française, et Sa Majesté Catholique garantira cette renonciation.
Art. 2. — Le grand-duché de Toscane, renoncé aussi par le grandduc et dont la cession a été garantie en faveur de la République Française par TEmpereur d'Allemagne, sera donné au flls du duc de Parme en compensation des États cédés par Tinfant son père et en vertu d'un autre traité antérieurement fait entre le Premier Consul de la République Française et Sa Majesté Catholique (le traité de Saint-Ildephonse).
Art. 3. — Le prince de Parme passera à Florence où il sera reconnu pouf souverain de tous les États appartenant au grand-duché, et il y recevra, dans la forme la plus solennelle, des mains des autorités constituées dans le pays, les clefs et le serment de vasselage qui lui est dû en qualité de souverain. Le Premier Consul concourra de toutes ses forces à raccompHssemenl pacifique de cet acte.
Art. 4. — Le prince de Parme sera reconnu comme roi de Toscane avec tous les honneurs dus à sa qualité, et le Premier Consul le fera reconnaître et traiter comme tel Roi par toutes les autres puissances, et leur reconnaissance doit précéder l'acte de possession.
Art. 5. — La partie de l'ile d'Elbe appartenant à la Toscane restera au pouvoir de la République Française et le Premier Consul donnera en équivalent au roi de Toscane le pays de Piombino qui appartient au roi de Naples.
Art. 6. — Ce traité ayant son origine dans celui arrêté entre le Premier Consul et Sa Majesté Catholique par lequel le Roi cède à la France la possession de la Louisiane, les Parties Contractantes conviennent entre elles de remplir les articles dudit traité, et qu'en attendant qu'on