‹ Napoléon en ItalieChapitre 84 sur 423 · De Clercq, I · texte numérisé non relu

De Clercq, I

â''arrange sur les différences que Ton y trouve, celui-ci ne puisse point détruire les droits respectifs.

Art. 7. — Et comme la nouvelle maison qu'on établit dans la Toscane est de la famille d'Espagne, ces Ëtats seront en tous temps propriété de TEspagne, et il y ira régner un infant de la famille lorsque la succession viendra à manquer au roi qui y va à présent, ou à ses enfants s'^il en a; à leur défaut, les enfants de la maison régnante en Espagne devront succéder dans ces Étals.

Art. 8. — Le Premier Consul et Sa Majesté Catholique, en considération de la renonciation du duc régnant de Parme, en faveur de son Bis, s'entendront pour lui procurer des indemnités honorables en possessions ou en rentes *.

Ainsi, par celle série de traités étroitement liés, le Premier Consul chassait les Habsbourg de la Toscane, il fortifiait les Bourbons en Italie, mais, en leur reprenant Parme, il les rejetait de ritalie du Nord. La possession de Parme et de Plaisance lui était nécessaire : elles étaient entourées de tous côtés, au nord et à Test par les déparlements de la République Italienne, au sud et à Touest par la République Ligurienne ou par le Piémont; ainsi elles étaient déjà défait dominées par Tinfluence française. Par là Bonaparte était le maître de toute la vallée du Pô; entre les Habsbourg refoulés en Vénétie et les Bourbons établis à Florence, il poussait son ambition de nouveau jusqu'à la mer Adriatique et ne perdait pas de vue TOrient.

Cependant il n'eut pas Parme aussitôt.

Le 17 février 1801, au lendemain du traité de Lunéville, le citoyen Moreau Saint-Méry, Conseiller d'État, reçut Tordre de partir pour Parme dans les quarante-huit heures, avec le tilre de Résident de la République. Dans ses instructions, Talleyrand lui disait la Tolonlé du gouvernement français, d'accord avec l'Espagne, d'agrandir la maison de Parme : le gouvernement de Madrid a promis l'abdication volontaire de ce prince si on donnait le grandduché de Toscane à sa famille; car le duc actuel, par son âge,

Page 1