‹ Napoléon en ItalieChapitre 96 sur 423 · AIT. Etr., Rome, n» 934, f · texte numérisé non relu

AIT. Etr., Rome, n» 934, f

•2. Aff. Etr., Naples, n* 127, f 138.

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Anglais, rétablir la bonne harmonie entre Naples et TEspagne*.

Il avait d'avance d'assez mauvaises dispositions à Tégard du gouvernement napolitain. 11 écrivait à Talleyrand même avant sa nomination : < Ne comptez pas sur un changement de principes et de conduite de la part de ce cabinet tant qu£ durera la domination de M. Âcton. Cet homme dangereux doit Oxer la surveillance du ministre que nous aurons à Naples, et il serait à désirer que les directions que vous donnerez tendissent à anéantir le crédit de cet ennemi à jamais irréconciliable^. »

Alquier avait plus raison que peut-être il ne le croyait : lorsque la jeune archiduchesse Marie-Caroline était devenue reine de Naples, elle avait voulu, d'accord avec le cabinet de Vienne, arracher la politique napolitaine à Tinfluence espagnole. Plus tard, Aclon, bon Anglais, avait achevé de soustraire Naples à la tutelle du gouvernement de Madrid; c'était le moyen de diminuer l'importance du pacte de famille, dont la tradition était reprise alors sous une nouvelle forme par Bonaparte; c'était réserver à l'Angleterre déjà une forte situation politique dans la Méditerranée. Ainsi l'animosité personnelle d'Alquier contre Acton pouvait s'autoriser des plus graves intérêts '.

Lorsqu'il arriva à son posle à la fin de mai 1801, il ne trouva pas aussitôt une abondante matière à ses réflexions. Le roi était en Sicile, il ne voulait pas revenir à Naples avant l'évacuation de ses ports par les troupes françaises qui venaient de les occuper. La reine était à Vienne, retenue par une opération très douloureuse. La «nullité du prince héréditaire » assurait tout le pouvoir au premier ministre Acton *. Alquier apprit du moins que le roi était au plus mal avec la reine, « à qui l'âge ne laissait plus aucun des attraits qui pouvaient autrefois le fixer auprès d'elle* ». Agé alors de cinquante ans, Ferdinand IV, frère du roi d'Espagne Charles IV, était désormais « en proie à tous les maux qu'ont produits les débauches où il a vécu : ses goûts sont la chasse, la

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