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pêche et les filles* ». — « En Sicile son temps est partagé entre
la chasse, la dévotion et la débauche
Le traité franco-russe du 8 octobre 1801 et le traité d'Amiens du 25 mars 1802 eurent pour résultat Tévacualion du royaume de Naples par les troupes françaises '. Elle fut aussitôt ordonnée par le gouvernement français. Bonaparte maintint des troupes toujours prêtes à Faetiza dans la Romagne et donna des instructions pour qu'il y eût toujours au moins 6 000 hommes dans cette réfTÎon pour le cas de diflicultés nouvelles. Mais les ports napolitains furent entièremenl délivrés; le Premier Consul Tannonça à grand bruit comme une preuve de sa modération et de son respect pour les récents traités \
Ferdiïiaad IV put donc rentrer à Naples. Ce fut un retour aussi triomphal que s*il eût remporté la victoire de Marengo (28 juin 1802), H arriva de Palerme avec une escorte de deux frégates el deux corvettes anglaises, ce qui, observe Alquier, était <i une inconvenance ut une maladresse ». Débarqué à Portici, il entra le soir â cheval dans sa capitale. La foule était prodigieuse; il y avait sur son passage les 450 000 habitants de Naples et 200000 autres accourus des provinces voisines. Tout au long du chemin, il y eut des hommages multipliés, des discours très longs et chaleureux, « des acclamations tumultueuses de la canaille qui a pour Ferdinand IV un amour dont assurément ce monarque est bien digne ». La procession dura quatre heures, pendant lesquelles ce délire d'adorations redoublait à chaque pas; « les lazzaroni faupaient vingt fois culbuté de son cheval si on n'avait pas contenu à coups de bâtons les transports de leur ivresse >k On le fil entin passer devant son palais sous des arcs de triomphe avec des inscriptions comme celles-ci : « A Tinvincible! Au pacificateur! n II accorda aussitôt une audience à Alquier; on y parla de la chaleur du jour, de la bonhomie des lazzaroni, d'un bain que le roi avait pris le matin '.
Il faut chercher évidemment la raison de ces phénomènes, non