fd., n* 127. r M
3. Sur le Irnilé du 8 octobre 1801, voir Sorel, VI, 164. — Ch. Auriol, I, 32. A. Corr-, Vil, 6âOÔî — VllT* 6689, 6729.
h. AfT. Etr., Naples, n* 127, f* 246. — Voir par contre une lettre du roi Ferdinand au Premier ConsuU dans Ch. Auriol, I, 33.
pas seulement dans Texubérance naturelle aux populations du Midi et la chaleur de la saison, mais surtout dans la haine de loccupation étrangère. Le roi n'était pour rien dans la libération de son territoire, mais les lazzaroni tenaient à manifester leurs sentiments patriotiques : Napoléon devait avoir d'autres occasions de s'en apercevoir.
Le gouvernement pourtant ne fut pas meilleur par la présence du roi. Le ministère en fut même maintes fois embarrassé. Alquier note ce trait pour achever son personnage : très préoccupés de Télat des finances, les ministres étudiaient depuis quelque temps un système de réorganisation des banques; l'affaire était urgente, car les fonds publics étaient troublés par les nouvelles diverses qui circulaient et que les agioteurs répandaient pour leurs petites affaires. Le roi s'en occupa pendant plusieurs jours, car le temps était lourd et la chasse impossible ; un conseil des ministres, où des résolutions définitives devaient être prises, était fixé au 3 août. Le 2 au soir, après un orage, la chaleur diminuant, le temps fut tout à fait favorable à la chasse au perdreau; le roi partit, emportant tous les papiers. Le lendemain matin, les ministres réunis, injpossible de délibérer; on envoya un courrier au roi pour avoir au moins les papiers; il les chercha un moment, puis s'impatienta : « Je n'ai pas le temps de m'occuper de ces affaires-là; qu'on me laisse tranquille! » Pendant cinq jours de suite, on essaya en vain de lui dire la gravité de la situation; il ne cessa de chasser que quand il en fut las, et rentra à Naples seulement au bout de huit jours*.
Le prince héréditaire ne valait même pas son père. Il avait pourtant 25 ans à cette époque. Mais, détesté de sa mère, élevé dans les superstitions les plus niaises, il avait, dit Alquier, des « goûts ignobles »; il se plaisait aux farces ordurières de Polichinelle, et ses occupations les plus chères étaient de nourrir et de traire lui-même des vaches et des chèvres, ou de faire couver des poules *.
Sa femme, Marie-Clémentine d'Autriche, était toute charmante et fort aimée; mais, malade depuis longtemps, elle mourut