‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 106 sur 225 · I. Voir plus loin, chapitre tii · texte numérisé non relu

I. Voir plus loin, chapitre tii

lo» L ALLEMAGNE NAPOLEONIENNE

la philosophie de Joseph. Au retour à Paris, le roi et la reine de Westphalie furent logés à l'Hôtel du prince Eugène, rue de Lille ' ; ils ne manquèrent aucune des fêtes qui furent encore données dans la capitale à l'occasion du second mariage ; ils étaient à celle du prince de Schwarzenberg.

Jérôme savait bien qu'il s'engloutissait dans les dettes ; à moitié noyé, il jetait sans souci l'argent par les fenêtres.

Cependant l'influence française développait quand même ses résultats en Westphalie, tant elle était puissante et bienfaisante. Reprenons quelques formules d'un historien étranger que nous avons déjà cité' : « Pendant six ans, la Westphalie donna au monde le spectacle d'une cour licencieuse et d'une bonne constitution, de réformes bienfaisantes sacrifiées à une politique folle, de la lumière latine portée dans les ténèbres de la Germanie, du labeur germanique employé à servir la cause d'un gouvernement latin. » — Et encore : « C'était le passage des ténèbres à la lumière. Les anciens Etats de la Hesse, du Brunswick, de la Prusse et des Évêchés, ne pouvaient pas être comparés même à cette muette législation qui reposait du moins sur l'égalité, non sur le privilège, qui excitait les énergies de la classe moyenne et pouvait devenir, sous une direction éclairée, un puissant instrument de progrès. »

La volonté de Napoléon à cet égard est admirablement exprimée dans une lettre qu'il faut reproduire^ ; elle a été écrite au moment de la constitution du royaume de Westphalie, en novembre i8oj. « Ce que désirent avec impatience les peuples d'Allemagne, c'est que les individus qui ne sont point nobles et qui ont des talents aient un égal droit à votre considération et à des emplois, c'est que toute espèce de

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