‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 136 sur 225 · Vers la Via San Teodoro · texte numérisé non relu

Vers la Via San Teodoro

aSa ROME DANS LATTENTE DE NAPOLÉON

Ainsi le Palatin aurait eu pour cadre un grand nombre de monuments de Tantiquité romaine, disséminés sur un espace de 256.559 mètres, et dans cet espace se trouvaient « réunis les chefs-d'œuvre des temps les plus brillants de l'architecture et des arts ^ » .

Les Jardins du Palatin dans ce cadre avaient 217.000 mètres superficiels. A F intérieur, on y ménageait une terrasse pour la vue du Forum ; tout autour, des sorties sur Tare de Titus, sur l'avenue de Romulus, sur l'avenue des Cirques, sur le carrefour Constantin, sur l'avenue Constantin.

Dans les jardins, on conservait une partie de la villa Magnani^, « dont l'intérieur a des peintures de Raphaël (?) et un escalier qui descend aux salles souterraines des Thermes » . On faisait un escalier pour descendre aux bains souterrains de Livie, On démolissait le petit pavillon de la Farnésine et le couvent de Saint-Bonaventure, sauf l'église dont on faisait une orangerie. On assurait des vues sur toutes les pentes. Les revers sud-est et sud-ouest seraient plantés en degrés d'arbres à fruits, les allées disposées en courbes insensibles suivant les pentes et les sinuosités du terrain de façon à ne rien perdre des grandioses spectacles sur la ville et les environs. Notamment au sommet on ménageait un espace découvert, sur lequel on proposait d'élever un monument à Sa Majesté, « qui a rendu, pour ainsi dire, aux Romains ce Mont Palatin, sur lequel se sont successivement élevés la chaumière d'Évandreet la Maison Dorée de Néron ».

Tournon admirait fort ce projet et en recommandait l'adoption. Mais il était coûteux, plus de deux millions : il proposa d'en répartir la dépense sur plusieurs années.

L'Empereur n'eut pas son monument sur le Palatin. Quoique le temps lui ait été refusé, « c'est Napoléon, dit

Page 1