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seulement la route du pouvoir, mais le champ de manœuvres et le champ d'expériences de l'Empire. » Encore, dans Bonaparte et Hoche en 1797 : « Il s'y entoura d'un gouvernement de proconsul romain de la grande époque, conquérant, homme d'Etat, organisateur de la conquête et pacificateur des peuples vaincus. C'est Jules César en Gaule... La France n'est pas (pour Bonaparte) le coin de terre incomparable et sacré où dorment ses ancêtres ; elle s'étendra partout où le portera son cheval de guerre et où perceront ses aigles romaines. » Et plus loin : « Le Grand Empire n'est que l'immense effort pour imprimer à cet immense expédient ^ (la conquête militaire de l'Europe) une figure définitive et régulière, fixer la carte de l'Europe comme nous fixons dans l'histoire morte la carte de l'Empire romain, Pax romana. La conception du Grand Empire est toute romaine, comme la République d'où il sort. Il rappelle l'Empire romain parce que les conditions en sont analogues, que le théâtre en est le même, et que les combinaisons du gouvernement des hommes sont limitées. Mais il procède de Rome à travers Gharlemagne -. » Puis, au delà de Charlemagne, Sorel retrouve Dioclétien : « C'est l'Empire de Dioclétien par l'administration, les codes, toute la mécanique du gouvernement, des auxiliaires étrangers, des barbares enrégimentés, des confins militaires, et encore au delà, par l'inconnu des forêts et des plaines sans fin, des Scythes, des Sarmates et des Slaves. Charlemagne donne l'idéal légendaire, Dioclétien les réalités des instruments d'Etat. »

Comme tout cela demeure discutable 1 Gardons-en seulement les étapes, Charlemagne, Dioclétien, et achevons l'ouvrage, selon le dessin même annoncé d'abord par Sorel,

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