I. De Clercq. Recueil des traités de la France, IIÎ
aSa l'alliance prussienne
change, i.Soo.ooo francs en obligations de l'Ost-Frise. i.iio.ooo francs de la Société Maritime, i.3oo.ooo francs d'une Société de Construction, enfin 20 millions de rentes sur le domaine de FEtat : soit un total de 67.260.000 francs. Elle demandait en échange l'évacuation de Glogau*.
Ces propositions furent assez mal accueillies à Paris ; ces ressources paraissaient fort aléatoires. Le gouvernement impérial répondit que, faute d'argent, on pourrait s'entendre par la cession d'une province : ce ne pouvait être que la Silésie.
A ce moment avait lieu le mariage autrichien ; il parut enlever à la Prusse, pour un temps du moins, toute espérance. Un nouveau démembrement? Elle n'y aurait pas survécu. Elle allait sombrer dans le désespoir.
En ce désarroi, Stein exilé, elle n'avait pas au gouvernement un homme qui fut à la hauteur de pareilles circonstances. On songea à Hardenberg : mais c'était un ennemi de la France ; il avait été récusé par Napoléon aux négociations de Tilsit.
Et la Prusse, pour ne pas mourir, fut obligée de faire appel à la générosité de la France, de subir les pires humiliations. Son histoire, de 1810 à 1812, est profondément triste, plus triste qu'à léna ou à Tilsit.
Les documents que nous mettons ici en œuvre sont à peu près complètement inédits". Nous les laisserons autant que possible parler eux-mêmes, car ils sont par endroits singulièrement dramatiques ; nous ne les entourerons que des commentaires ou présentations indispensables.
Le roi et la famille royale, à Koenigsberg, à labri de la France, à portée de la Russie, ce qui n'était pas sans mécontenter Napoléon, rentrèrent enfin à Berlin le 28 dé-