‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 157 sur 225 · Aff. Etr., Corr. de Prusse, vol · texte numérisé non relu

Aff. Etr., Corr. de Prusse, vol

2. Notamment la plupart, et les plus expressifs ne sont pas dans les Mémoires de Hardenberg (Edit. Ranke).

LA PRUSSE DANS LE SYSTÈME FRANÇAIS a 83

cembre 1809, et, comme pour souligner aussitôt la signification de ce retour, Frédéric-Guillaume reçut le soir même le comte de Saint-Marsan.

Il protesta devant lui de son dévouement à l'Empereur*. Il dit sa ferme volonté de rester inviolablement Fami et l'allié de la France ; il exprima le regret qu'une poignée de têtes exaltées, agissant directement contre ses ordres, eût risqué de compromettre le salut de sa monarchie : — un parfait désaveu de Schill et du duc de Brunsw^ick-Œls. — Il déclara que nul sacrifice ne serait épargné pour tenir ses engagements : il mettait toute sa confiance dans la générosité de l'Empereur qu'il espérait voir apprécier les efforts qui allaient encore être faits à cet égard : « C'est à cette même générosité que je dois le bonheur que me procure la journée d'aujourd'hui; car après la guerre de 1806 il ne tenait qu'à Sa Majesté l'Empereur de ne me rendre aucune partie de mes Etats, J'espère lui avoir donné une preuve de fait de ma reconnaissance et de mon attachement en résistant à toutes les démarches qu'a faites la maison d'Autriche pour m'entraîner dans sa cause. » Et il manifesta le désir de voir souvent Saint-Marsan au palais, sans étiquette : ainsi faisait le tsar avec Caulaincourt, au temps où l'alliance franco-russe jouait sur l'air de Tilsit.

A la même date le ministre prussien de Golz, causant avec le ministre de Westphalie à Berlin de la situation difficile de la Prusse, lui disait ne pas comprendre que l'Empereur voulût épuiser totalement un pays qui pouvait lui être de quelque utilité : que tout était possible en politique ; que telle circonstance pouvait se présenter où il serait avantageux pour Sa Majesté d'avoir pour auxiliaires quelques troupes prussiennes ; que la résolution bien décidée et bien ferme du roi était d'être son fidèle ami ; mais que la faculté de le lui

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