‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 165 sur 225 · Aif. Étr., Corr. de Prusse, vol. 247, i · texte numérisé non relu

Aif. Étr., Corr. de Prusse, vol. 247, i

2. Ces pièces sont aux Arch. des Aff. Etr., vol. 246, f*^* 202-217. — A. Sorel, VII, 53o, les attribue à Esmenard et n'y voit qu'une subtile invention pour jeter la Prusse dans l'épouvante. A quoi bon, puisque l'Empereur ne voulait pas àjce moment l'obliger à se lier à la France ? Notons seulement ceci ; aux Archives, les épithètes, prétendu et prétendues sont soulignées et ne sont pas de la même écriture que le reste ; le mot fait (( Prétendu rapport fait à Sa Majesté » , est de la même écriture que prétendu. Il y avait donc d'abord ceci : Rapport à Sa Majesté Impériale, et Instructions à M. le comte de Saint-Marsan.

LA. GRISE DE 1811 EN PRUSSE agS

comme l'air de Tilsit ne se chantait plus, on y pouvait revenir.

Les pièces en question, venues à la connaissance du gouvernement prussien, y jetèrent naturellement le désarroi. En même temps on parlait d'une rupture entre le Danemark et la Suède ; la France demandait, sans trop de ménagements, l'ouverture d'une route militaire de Varsovie à Danzig. On signalait partout des mouvements de troupes en Pologne, en Saxe, en Prusse même ; la garnison de Danzig était renforcée sous prétexte de prévenir un débarquement anglais. La garnison de Stettin était renforcée, portée de 3.5oo à

I i.ooo hommes. C'était le temps de l'alerte russe aux frontières du duché de Varsovie : une alarme universelle où la Prusse paraissait devoir être la première engloutie.

Elle appela à l'aide. Saint-Marsan écrivit le 24 mars ^ : « Le roi est bien fermement décidé à ne jamais séparer sa cause de celle de la France, et à rester entièrement et fidèlement attaché à l'Empereur. » Aussi désire-t-il lui être lié de la façon la plus intime, pour écarter toutes les fausses nouvelles.

Hardenberg demanda à Talleyrand d'intervenir aussi pour resserrer les liens encore trop faibles qui unissaient la Prusse et la France, et pour établir une confiance entière et réciproque.

En apprenant la naissance du roi de Rome, Frédéric- Guillaume exprima le vœu qu'il fût « l'ange de la paix ».

II envoya le comte de Hatzfeld à Paris pour complimenter l'Empereur.

Saint-Marsan ayant alors reçu un courrier, on en espéra de bonnes nouvelles. Saint-Marsan déclara qu'il n'y avait pas d'instructions pour une négociation quelconque, il ajouta que sans doute l'Empereur ne l'avait pas jugée nécessaire,

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