‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 171 sur 225 · Ibid., vol. 248, fo 4o · texte numérisé non relu

Ibid., vol. 248, fo 4o

lité et elle subira son sort. » Faute d'assurances précises, Saint-Marsan devra prendre ses passeports et informer le maréchal Davout, qui d'autre part en efifet reçoit des ordres pour marcher sur Berlin avec ido.ooo hommes'.

Cependant les dernières recommandations de Maret à Saint- Marsan, en lui faisant remarquer toute la responsabilité qui lui incombe, sont dans la note pacifique, et même idyllique : « Je ne veux point terminer cette dépêche, monsieur, sans vous répéter que le désir de Sa Majesté est de voir la plus parfaite intelligence s'établir entre elle et le roi de Prusse, par la cessation de toute espèce de préparatifs et d'armements et une adhésion entière au système continental, de consolider son existence, de lui inspirer une entière confiance, et de s'unir à lui d'une manière tellement étroite qu'il ne conçoive désormais aucun sujet d'alarme, et qu'il puisse se livrer avec sérénité aux soins qu'il prend pour réparer ses pertes et pour assurer à ses peuples le bienfait d'une administration ferme, bienfaisante et éclairée. »

En somme, les deux gouvernements se rapprochaient dans un même désir de négocier, la Prusse effrayée de la catastrophe, et Napoléon inquiet qu'elle ne se jetât dans les bras de la Russie.

La crise ainsi se dénoua, du moins en ce qui concerne la phase aiguë, dans les jours suivants. D'abord Napoléon montra une grande satisfaction de la lettre du roi, qui en effet lui permettait d'autoriser la négociation sans avoir l'air d'y avoir été obligé. Saint-Marsan se rendit chez Hardenberg le 11 septembre ; il annonça qu'il avait des ordres pour partir, mais que si la Prusse désarmait, une négociation serait ouverte. Hardenberg répondit qu'on allait désarmer.

Le 24 septembre, à neuf heures et demie du matin, l'ambassadeur de France fut chez le roi, qui lui dit tout aussitôt qu'il

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