‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 184 sur 225 · I. Cf, notre Austerlitz · texte numérisé non relu

I. Cf, notre Austerlitz

33o l'alliance autrichienne

centuait davantage sur le bas Danube. Elle mit les intérêts russes et autrichiens franchement en conflit.

« On ne cesse, dit Otto, de parler ici de la nécessité de mettre des bornes à cet esprit de conquête qui depuis la Laponie jusqu'à la mer Egée et au delà du Caucase, menace de tout engloutir... Ce cabinet (russe) ne lèvera le masque que lorsqu'il aura repoussé les Turcs en Asie. »

Napoléon, nous l'avons vu, refusait à ce moment-là de s'en émouvoir \ Et Champagny écrivait à Otto, à l'intention du cabinet autrichien, que la cession de la Moldo-Valachie avait été consentie à Erfurt et que 1 Empereur resterait fidèle à sa parole ; mais, ajoutait-il, si les Russes vont au delà du Danube et que l'Autriche en éprouve de l'inquiétude, il n'y sera pas indifférent. Ainsi la ligne du Danube était dressée en barrière devant la Russie, et on devine chez Napoléon l'intention d'encourager les inquiétudes de l'Autriche à l'égard de la Russie.

Justement, au mois de février 1811, au lendemain de l'oukase commercial, Schwarzenberg communiquait à Champagny, sans autre démarche, une requête adressée par le sultan à l'Autriche pour avoir sa médiation sur la base de l'intégrité de l'Empire ottoman.

Champagny fit un pas de plus, sans s'engager encore à fond, sous la forme interrogative : l'Autriche veut-elle s'opposer à l'établissement russe dans les Principautés? — Et encore : si les Russes prétendaient établir leur influence en Servie, en y favorisant l'insurrection, l'Autriche ne le permettrait sans doute pas ; en tous cas, la France ne consentirait pas à ce franchissement du Danube. — Simples tâtonnements, sondages, où se préparent pourtant des positions fermes.

L'Autriche communiqua à Saint-Pétersbourg la demande

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