‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 193 sur 225 · I. A. Vandal, III, 4o5-4o · texte numérisé non relu

I. A. Vandal, III, 4o5-4o

l'apprentissage de la guerre : le jeune roi de Westphalie y montrait quelque application, sinon des dispositions remarquables ; il convenait de le laisser à Técole. Il fut représenté à Dresde par sa femme, la reine Catherine, dont FEmpereur goûtait l'esprit, la grâce et la gaîté. D'ailleurs, elle appartenait à la famille des princes allemands dont Napoléon avait tenu à s'entourer. Car le propre caractère des fêtes de Dresde est dans Ihommage rendu par l'Allemagne au glorieux Empereur ; elles font songer aux grandes diètes du moyen âge, où les Empereurs du Saint-Empire, les Ottons ou les Barberousse, convoquaient leurs vassaux. Nous voici devant le nouvel Empereur de l'Europe, l'Empereur romain de nation française ^

Tous les princes de la Confédération s y montrèrent ou envoyèrent leurs ministres. Napoléon avait été salué sur la route par le grand-duc de Bade et le roi de Wurtemberg, Le grand-duc de Saxe-Weimar, le grand duc de Mecklembourg, le grand-duc de Wurzbourg étaient à Dresde.

Rencontre plus étonnante : l'Empereur et l'Impératrice d'Autrichs vinrent saluer l'Empereur et l'Impératrice des Français : 1 ancien Empereur devant le nouvel Empereur ; suite de ses abdications de 1806, à Dresde, dans une ville d'Allemagne, c'est l'Empereur des Français qui reçoit l'ancien Empereur d'Allemagne.

Il est vrai que Napoléon donne à l'entrevue une sorte d'intimité familiale, loin des curiosités populaires : la jeune impératrice heiu-euse de revoir son père, après deux ans de séparation. Il est vrai que l'Empereur François s'y montra, comme toujours, absolument étranger aux choses de la politique, indifférent aux problèmes de la guerre prochaine et même, semble-t-il, aux destinées de son Empire, uniquement ennuyé de n'être pas à Dresde assez bien installé pour y faire

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