I. Corr. de Napoléon, XX
368 AU GCœUR DE LA. RUSSIE
ment de 1812, Missiessy reçut l'ordre de se tenir prêta sortir le 10 mars pour se tenir à Tembouchure de TEscaut et y surveiller tous les mouvements des Anglais.
Ainsi on pouvait attendre les grands événements du continent.
L'avenir aussi était l'objet des précautions impériales. « Il est à présumer, disait-il en mars 1810, qu'un jour ou l'autre, j'aurai besoin de beaucoup de transports à Ancône. » Et, s'il y faisait désarmer des bâtiments, c'était en y laissant tout ce qui était nécessaire pour un réarmement d'urgence \
En passant au Havre, en mai suivant, il donnait des ordres pour préparer l'expédition de Jersey, concentrait pour cela des armements à Cherbourg, des bâtiments capables de porter 10.000 hommes.
Il ne cessait de répéter à Decrès qu'il lui fallait, en octobre 181 2, d'Anvers à Toulon, ii5 vaisseaux de ligne. D'ailleurs il lui indiquait tout son plan de campagne '^ 19 juin 181 1. Il y aura au i" août à Boulogne 40 • 000 hommes, sous un maréchal, pour descendre sur l'autre rive. Il faut des bâtiments pour les porter, et les hommes sur les bateaux en appareillage complet. Anvers, Boulogne, Cherbourg, doivent sans cesse menacer l'Irlande et l'Angleterre. Dès le 1 5 septembre 1 8 1 1 , elles doivent donner de l'inquiétude aux Anglais. Le i5 septembre 18 12, leurs armements auront un développement plus considérable. Le 1 5 septembre 181 3, ces armements auront un caractère offensif au plus haut degré. Et l'Empereur donne le détail de ces armements à ces trois dates respectives.
Cependant, Ney est nommé au commandement du camp de Boulogne, Vandamme au camp de Cherbourg, Oudinot au camp d'Utrecht.