‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 198 sur 225 · Ibid., XXI · texte numérisé non relu

Ibid., XXI

Druult. — Grand Empire. «4

En s'en allant à l'est, vers la Pologne et la Russie, entraînant l'Autriche et la Prusse, Napoléon couvrait tant bien que mal ses ailes, en Suède et en Turquie.

Signeul, un agent de Bernadotte, était venu à Dresde % pour négocier l'acquisition de la Finlande, mais surtout pour ménager l'avenir : il craignait un revirement russe, qu'on annonçait comme une conséquence de Tentciite austro-française; nous savons qu'Alexandre en était en effet très affecté.

Il n'y avait donc aucune sincérité dans cette démarche suédoise. Napoléon ne s'y attarda; on connaît son apostrophe si nette et si juste : « Qu'il marche, lorsque ses deux patries le lui ordonnent; sinon, qu'on ne me parle plus de cet homme ! »

Napoléon comptait davantage sur la Turquie. On parlait de sa paix avec la Russie. Mais il espérait l'entretenir assez longtemps pour que la victoire la décidât en sa faveur, comme après Austerlitz. Il ne s'agissait donc pour l'instant que de l'encourager à des lenteurs, et elle y était maîtresse.

Depuis Wagram, Napoléon avait encore donné quelques soins à sa politique orientale. Il y avait développé l'établissement de Marmont, un commencement de renaissance nationale illyrienne, et une amorce à des desseins plus pénétrants. La poussée sur le sud-est se précisait ; des relations étaient engagées avec les pachas de Scutari, de Traunik ; des routes s'ouvraient au commerce, aux postes. Cela rappelait les temps de l'Empire romain.

Nous avons là-dessus un mémoire et des lettres de Pellenc^ l'ancien secrétaire de Mirabeau, ensuite émigré, et depuis chargé d'une mission secrète en Illyrie en 181 1 ".

« On trouverait en Illyrie, dit-il, la principale barrière

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