I. A. Vandal, II, 2o3-2o
LA QUESilON DU MABIA.GE IMPERIAL 45
M. de Metternich ? — Sans difficulté. — El TEmpereur? — Pas davantage. — Et la belle-mère, qui nous déteste.-' — Vous ne la connaissez pas ; c'est une femme ambitieuse, on la déterminera quand et comme on voudra. »
Sémonville courut chez Maret, lui conta tout. On en prit note, mais pour i instant on en resta là : il fallait attendre la réponse de la Russie.
Cependant les dépêches qui arrivaient de Saint-Pétersbourg en ce mois de novembre étaient toujours aussi déliantes et aussi exigeantes sur la Pologne qu'elles l'avaient été depuis l'ouverture des dernières négociations, et l'on sait combien le traité de Vienne avait déplu. On pouvait penser que la Russie abuserait de la demande en mariage pour se faire reconnaître en Orient la situation la plus avantageuse, en sorte qu au lieu de dot elle apporterait des prétentions : ce qui serait bien le monde renversé.
Le 3o novembre, eut lieu la fameuse scène des Tuileries : la scène si pénible où Napoléon fit connaître à Joséphine sa résolution. Le 3 décembre, au Corps Législatif, en donnant aux députés un état de la situation de 1 Empire, 1 Empereur prononça cette aimable formule à 1 adresse de la Russie : « Mon allié et ami, l'Empereur de Russie, a réuni à son vaste Empire la Finlande, la Moldavie, la Valachie et un district de la Galicie. Je ne suis jaloux de rien de ce qui peut arriver de bien à cet Empire. Mes sentiments pour son illustre souverain sont d accord avec ma politique'. »
Le 12 décembre, Champagny expédie ce texte à Caulaincourt, avec la lettre suivante ;
« Monsieur l'ambassadeur, je vous ai fait connaître les projets de l'Empereur par ma lettre chiffrée de novembre.
« Depuis ce temps le vice-roi est arrivé ; l'Impératrice, convaincue de la grandeur des circonstances et de l'urgent