I. Aff. Etr., Corr. de Russie, vol
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mettrait le pied sur le territoire de la Confédération, la guerre serait déclarée. »
11 s'agit surtout de retarder les Russes : « Gagner du temps, conduire les choses de manière que les troupes de Sa Majesté puissent s'asseoir réellement sur l'île de Nogat, sur le beau pays d'Elbing et sur les deux rives de la Vistule, sans que les hostilités commencent. »
Lauriston ne fut pas autorisé à se rendre à Vilna auprès du tsar ; mais les Russes décidément n'avaient pas l'intention d'attaquer.
Et ainsi Napoléon put à loisir, en avril, établir la Grande- Armée sur la Vistule \ Soo.ooo hommes : la droite à Lemberg avec le contingent autrichien ; — le roi de Westphalie à Varsovie avec les 5®, 7* et 8* corps ; — le vice-roi d'Italie à Plock avec le ^"et le 6^; — Oudinot, avec le 2*, à Marienwerder ; — Davout, avec le i ^% à Danzig ; — en arrière Victor, avec le if à Berlin; — le 10^, sous Macdonald, en formation à Magdebourg ; — la Garde et le grand quartier-général à Posen.
C'est là qu'eut son épilogue la dernière négociation tentée par Napoléon avec l'Angleterre. L'Empereur en avait dicté les termes à Maret le 1 7 avril ; après avoir rappelé ses propositions antérieures de i8o5, de 1808, de 1810, il appelait la sollicitude du gouvernement britannique sur « les calamités qui désolent la péninsule et les vastes contrées de l'Amérique espagnole » ; et, considérant que les affaires de la péninsule et des Deux-Siciles étaient les plus difficiles à concilier, il en proposait l'arrangement sur les bases suivantes :
— L'intégrité de l'Espagne garantie, la France renoncerait à toute extension de ses limites au delà des Pyrénées ; la dynastie actuelle serait déclarée indépendante et l'Espagne régie par une constitution nationale des Cortès. — L'indé-