I. A. Vandal, III
tructions d'importance capitale, datées de Dresde, 28 mai^. — Avec le titre d'ambassadeur, il avait à donner ses soins à l'entretien de l'armée.
Il avait à s'occuper du rétablissement de la Pologne : « Les circonstances à venir, pendant lesquelles le conseil des ministres aura à exercer son autorité, sont celles qui vont procurer à la Pologne son rétablissement comme nation, et la réunion des membres de ce corps politique qui avaient été séparés par la violence. »
L'ambassade française à Varsovie, par son rang, son existence, sa maison, doit dominer toutes les autorités françaises, polonaises, civiles ou militaires. Elle doit être un centre où toutes les classes, tous les intérêts viendront aboutir. Pour en augmenter l'éclat, l'ambassadeur est entouré exceptionnellement de quatre auditeurs d'ambassade : Victor de Broglie, Aubernon, Amédée de Brévannes, Brunet de Panât.
Elle doit surtout organiser l'insurrection de toute la nation polonaise, convoquer la Diète, par exemple du lo au 1 5 juin, pour « recevoir une pétition de huit ou dix des personnages les plus considérables de la Pologne par leur nom et par leur existence dans les provinces russes, tels que le prince Adam Gzartoryski, l'aîné des Radziwill, le prince Jablonowksi, etc. Cette pétition devrait être écrite dans un style propre à faire déjà une vive impression. » Alors la Diète formerait un comité des hommes les plus distingués et les plus influents, qui, après avoir fait un long rapport sur les malheurs de la Pologne, sur l'espoir de la renaissance de la patrie, « proposerait de proclamer l'existence du royaume de Pologne et du corps de la nation polonaise que la force seule a pu détruire ; il établirait que partout où des Polonais sont réunis, ils ont comme leurs pères le droit de se confédérer pour le salut de la patrie. Il proposerait un décret pour déclarer la Pologne