I. Aff. Étr., Corr. d'Autriche, n^ 385, f
et les formes. On sait que Tlmpératrice est encore niamtenant, malgré ses cinquante ans, un moule à enfants... »
Mais arrivons au fait. Ce n était plus la même précision. Gaulaincourt avait vu le tsar le 28 décembre; le tsar avait fait les réponses naturellement les plus gracieuses ; il avait demandé à en référer à sa mère, et il lui fallait un délai de dix jours pour une réponse ferme. Le 3 janvier, il objectait de lui-même la question religieuse ; d'ailleurs, il n'avait pas encore parlé à sa mère, qui sans doute voudrait consulter sa fille aînée, la grande-duchesse Catherine, et cela pourrait demander un nouveau délai de dix jours. Il paraît d'ailleurs que le tsar, malgré le rigoureux secret demandé par Napoléon et, en son nom, par Caulaincourt, avait mis Roumiantzoff au courant, et que le ministre s'était déclaré opposé à ces combinaisons matrimoniales qui, selon lui, ne pouvaient que compromettre la solidité des alliances politiques'.
Tout cela signifiait assurément « un refus filé », et si la cour de Russie faisait traîner sa décision, que Ton pouvait deviner, c'est qu'elle espérait la ratification de la convention du 4 janvier : une espèce de chantage assez déplaisant.
Ces dépêches arrivées le 26 janvier furent déchiffrées et étudiées le 27. Le 28, Napoléon tint aux Tuileries un grand Conseil privé, composé des rois et princes des deux familles, des grands officiers de l'Empire, des ministres, des présidents du Sénat et du Corps Législatif, une vingtaine de personnes.
L'Empereur annonça qu'il s'agissait de délibérer sur le choix de la nouvelle impératrice : « Je puis épouser, dil-il avec quelque complaisance, une princesse de Russie, d'Autriche, de Saxe, de l'une des maisons souveraines d'Allemagne, ou bien une Française ; il ne tient qu'à moi de désigner celle qui passera la première sous l'Arc de Triomphe pour entrer dans Paris » . Champagny lut un rapport sur la
I. Aff. Elr., Corr. de Russie, suppl. 17, f*^ 267. — A. Vandal, lî,