‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 33 sur 225 · I. Cf. A. Sorel, VII, /,f,Z. — A. Vandal, II, US · texte numérisé non relu

I. Cf. A. Sorel, VII, /,f,Z. — A. Vandal, II, US

7o « LA FIl.LK DES EMPEREURS »

n'était pas si ridicule quand il assurait que Talliance frariçaise était désormais « l'unique base du système politique de l'Autriche » \

Elle y trouva aussitôt de petits bénéfices ; elle obtint d'assez grandes facilitésd'accèséconomiqueà l'Adriatique, versTrieste et Fiume, et la permission d'y conduire des routes que continueraient les routes françaises établies par Marmont, ces belles routes qui rappelaient les voies romaines de l'antiquité. Elle eut le droit d'exporter du pain vers l'illyrie, et d'en importer du sel. Elle put émettre un assez gros emprunt, 35 à 4o millions de florins, sur le marché français ou hollandais, la Hollande étant alors la grande Banque de l'Europe.

Tous ces petits cadeaux étaient pour entretenir l'amitié ; ils importent autant aux combinaisons politiques que les grands principes abstraits. L'Autriche en montrait de la reconnaissance; elle y voulait répondre par de bons offices. Très catholique, elle souffrait de la situation du Saint-Siège et tâchait d'y porter remède, pensant être ainsi agréable à l'Empereur. Le prince de Metternich, qui gérait à Vienne les Affaires étrangères en l'absence de son fils, s'en ouvrait à Otto avec une certaine chaleur :

« Nous connaissons mieux que vous les dispositions du public catholique ; il y existe de la fermentation, et la force doit être unie à beaucoup de manège pour vaincre les résistances. — L'Empereur Napoléon est sur le point d'achever une révolution dont tous les souverains éclairés doivent désirer le succès ; mais, en faisant une chose agréable à tous, pourquoi voudrait-il se charger seul d'une si grande responsabilité? Les préjugés ne peuvent être vaincus que par l'opinion, et l'opinion est subordonnée à l'accord qui semble régner entre plusieurs gouvernements indépendants l'un de

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