‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 34 sur 225 · LE MARIAGE A.UTP.^CHIE · texte numérisé non relu

LE MARIAGE A.UTP.^CHIE

l'autre. — Pour avoir un succès complet contre le pape et imposer silence aux malveillants, votre Empereur a besoin d'un allié. Nous sommes prêts à lui en donner un dont la réputation et même le titre seront d'un grand poids dans l'esprit des catholiques zélés. Cet allié est le Roi apostolique de Hongrie ; il y a dans ce titre une sorte de magie qui en pareille circonstance ne doit pas être méprisée. D'ailleurs, il faut profiter du moment actuel et de la stupeur qui règne parmi les antagonistes de notre système, — L'alliance entre les deux familles impériales a momentanément anéanti les espérances de ce parti ; mais il se relèvera pour peu qu'on lui laisse le temps de respirer et aux Anglais celui d'envoyer leurs perfides agents. — Toute l'Europe catholique connaissant les sentiments religieux de notre cour sera facilement entraînée par notre exemple ; mais notre intention est d'afi'aiblir les préjugés sans les brusquer ; notre marche doit être plus oblique ; elle doit être concertée avec vous sans en avoir l'air et sans prendre une allure française ; elle n'en sera que plus efficace. — Ainsi en vous ofi'rant notre appui nous désirons être maîtres de choisir nos moyens. Votre clergé a toujours été un peu récalcitrant ; le nôtre est beaucoup plus docile, et c'est précisément lui qui sera employé à porter le dernier coup, »

On retrouve sous ces formules la tradition encore toute fraîche du joséphinisme. « Notre nation, disait l'archiduc Jean, est beaucoup plus avancée qu'on ne le croit ; elle suit les progrès du siècle, les préjugés de tout genre s'affaiblissent journellement, et, marchant avec la France, nous atteindrons en peu d'années un haut degré de civilisation ^. »

Que l'Autriche, comme la Bavière de Montgelas et de Maximilien 1°' , soit disposée à suivre les maximes de la philosophie française, cela s'accorde avec les récentes expériences

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