‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 39 sur 225 · I. Aff. Étr,. Hollande, iupfl. ii (i8oo-i8i3), f" lytj · texte numérisé non relu

I. Aff. Étr,. Hollande, iupfl. ii (i8oo-i8i3), f" lytj

En conséquence, le traité du 16 mars fixait la frontière entre la France et la Hollande au thalweg du Wahal et liait étroitement le royaume aux exigences les plus rigoureuses du blocus continentale

Ce traité et les fêtes du mariage ne firent que suspendre les événements fatals. Louis ne supporta point la servitude où l'Empereur l'enserrait. Il tenait à l'affection de ses sujets, il avait peur de leur colère. Le i*"^ juillet 18 10, il abdiqua et s'enfuit aux eaux de Tœplitz, en Bohême. Le 9, un décret impérial réunit la Hollande à la France ; il annonçait le sénatus-consulte du 14 décembre, qui devait s'accompagner d'autres mesures aussi caractéristiques.

Jérôme lui-même en Westphalie supportait mal le joug Impérial ; il lui coûtait surtout d'être obligé de rendre compte de ses dépenses : qu'est-ce qu'un roi qui ne peut pas être prodigue? Le 14 janvier 1810, un traité avec son frère lui donna le Hanovre : ce ne devait pas être pour longtemps. Alors il voulut fonder, comme Louis, comme Joseph, des ordres de décorations, pour récompenser les services qu'on ne lui avait pas encore rendus, surtout pour satisfaire sa vanité et celle de son entourage. L'Empereur y fit des objections.

Ils s'entendirent fort mal sur les douanes, dont l'administration éveillait l'attention particuhère de l'Empereur à cause du blocus continental, mais par oii aussi il tenait le plus étroitement les Etats vassaux dans son système. C'est par le blocus que les rois, frères de l'Empereur, sentaient leur servitude ; c'est contre le blocus qu'ils avaient des mouvements de rébellion. C'est ainsi que Napoléon se trouva amené à reprendre au royaume de Westphalie les côtes de la mer du Nord : on va sûrement vers le sénatus-consulte du i3 dé-

I. De Clercq. Recueil des traités de la France, H, 3i8. ^- A. Sorel, "VII, /|3i. — F. Masson, V, an.

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