‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 40 sur 225 · I.B SYSTEME DYNASTIQUE · texte numérisé non relu

I.B SYSTEME DYNASTIQUE

cembre 1810, et vers le démembrement du royaume de Jérôme ^ .

Dès son installation à Naples, Murât eut des difficultés avec son beau-frère, et ce fut tout de suite l'objet de discussions généralement amères avec l'ambassadeur de l'Empereur, Aubusson La Feuillade, qui arrivait de Florence où il avait travaillé de son mieux à la suppression du royaume d Etrurie : sinistre augure pour Murât qui en efifet ne se plut jamais en cette compagnie. Murât voulait assurer la liberté du commerce napolitain, dans Tintérêt de la prospérité du royaume. Gela ne s'accordait pas bien avec l'intérêt de l'Empire et avec le système continental, dans le moment où il n'y avait guère sur la Méditerranée que des vaisseaux anglais. Murât ne voulait pas constituer sur le territoire de son royaume les importants fiefs que Napoléon prétendait y prendre pour récompenser quelques bons serviteurs. Murât voulait avoir son armée, ses cadres, sa représentation diplomatique. Murât voulait être roi et non pas seulement vice-roi ou préfet de TEmpire.

Le malentendu avec l'Empereur commença presque aussitôt et s'aggrava très vite. Murât fit deux fois le voyage de Paris, à l'occasion du divorce, puis du second mariage. Il ne parvint pas à s'entendre avec l'Empereur ; il y eut entre eux des scènes pénibles, et le bruit déjà courut qu'il ne retournerait pas en Italie.

Il y retourna, mais dès lors l'Empereur songeait à une réorganisation complète de l'Italie ; elle est en germe dans le grand sénatus-consulte du 17 février.

Autour de Joseph, l'opposition est encore plus grave ; car il ne s'agit pas seulement d'un démembrement, mais de la constitution même de l'Empire. C'est à lui surtout que le second mariage menace de porter préjudice, puisqu'il est,

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