Ibid., IV, i3o, note
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le mariage, d'une brouillerie avec la Russie, et on y pouvait fonder des espérances.
Ces dépêches furent arrêtées en route, non pas par la police de Napoléon; il y avait des quadrilles partout. On s'en servit à Cadix et à Londres. . . on voulut y voir une grave fissure dans Tédifice impérial. On n avait pas absolument tort.
Mais alors arrivèrent à Madrid les nouvelles de Hollande : Louis en fuite, son royaume réuni à l'Empire. L'avertissement était sérieux. Aussitôt Joseph expédia à Paris, le 8 août, le duc d'Almenara, beau-père de Duroc ; il ne partait pas comme ambassadeur : il y avait le duc de Prias, — ni comme ambassadeur extraordinaire : c'était le duc de Santa- Fé ; il n'y fut que comme porteur d'une lettre du roi.
Joseph y disait sa situation déplorable : il allait être forcé de se rendre en France, pour retrouver « dans l'obscurité domestique des affections et un calme que le trône m'a fait perdre, disait-il, sans m'avoir rien donné en échange, puisque ce n'est pour moi qu'un lieu de supplice d'où je contemple passivement la dévastation dun pays que j'avais espéré pouvoir rendre heureux^ ». Use plaignait de n'y avoir nulle part aucun refuge, même à l'armée, où il n'était plus le maître. — « Car enfin que serai-je si on m'enlève l'armée d'Andalousie? — Le concierge des hôpitaux de Madrid, des dépôts de l'armée, le gardien des prisonniers. — Sire, je suis votre frère ; vous m'avez présenté à l'Espagne comme un autre vous-même. Je sens toute l'exagération de cet éloge sous le rapport des talents; mais je ne serai jamais audessous par la vérité de mon caractère, par la noblesse de mes sentiments, par ma tendre affection pour mon frère... » Et il se risquait à avancer des conditions : — Si l'armée restait sous ses ordres, s'il était autorisé à rassurer la nation sur les changements de gouvernement et les démembrements