Ibid., IV, i
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D'ailleurs, les opérations militaires furent difficiles en cet hiver 1 8 1 o- 1 8 1 1 , et il était nécessaire de laisser faire les généraux. Masséna, après avoir refoulé Wellington sur ses lignes de Torres-Vedras, en octobre 1810, eut besoin de renforts; il envoya Foy à Paris pour en demander ; Foy rapporta des instructions. Masséna espéra l'arrivée de Farmée d'Andalousie par le Sud; Soult refusa de venir, voulut prendre d'abord Badajoz, qui en effet fut enlevée peu de temps après. Ainsi Masséna ne put vaincre Wellington, et dut battre en retraite, lâcher tout le Portugal. Il subit encore un échec à Fuentes de Onoro, 3-5 mai 1811, et fut disgracié : ce qui n'assura pas la victoire aux armes françaises.
La crise espagnole, au point de vue militaire et politique, se compliquait. Napoléon y fut obligé à des solutions au moins provisoires. Il renonça au voyage d'Espagne : il n'y pouvait pas aller pour une œuvre encore imparfaite comme en 1808. Quand il irait, comme à Rome, il fallait que ce fut pour des formules décisives, impériales.
Almenara, revenant de Paris, rapporta l'ultimatum de l'Empereur, que Laforest fut chargé de soutenir, selon les instructions que lui envoya Champagny. Un traité devait être préparé pour obtenir de Joseph qu'il cédât à la France la rive gauche de l'Ebre; il était même aussi question de lui prendre la Navarre et la Biscaye.
Quant au reste du royaume, Joseph était invité à s'entendre avec les Cortès de Cadix ; si elles s'y refusaient, il devait convoquer d'autres Cortès à Madrid, mais sans y appeler les députés de la rive gauche de l'Ebre désormais française. Dans un cas comme dans l'autre, la France ne s'occuperait plus, dès lors, des affaires d'Espagne, et les armées impériales n'y serviraient plus que les intérêts de l'Empereur'.
En effet, les Cortès de l'insurrection venaient de se réunir