‹ Napoléon et l'Europe (volume 2)Chapitre 97 sur 225 · I. AfT. Etr., Corr. de Wurtemberg, \ol. 45, f'^ i8a · texte numérisé non relu

I. AfT. Etr., Corr. de Wurtemberg, \ol. 45, f'^ i8a

biens sous séquestre. Il donna l'ordre aux barons d'Empire, établis chez lui, de séjourner trois mois d'hiver à Stuttgart, pour l'embellissement de sa cour, sous peine de perdre un quart de leur revenu. Il créa, comme Napoléon, une noblesse nouvelle pour éteindre l'éclat de l'ancienne et faire briller sa neuve couronne royale.

D'ailleurs, très autoritaire, il avait de la peine à obéir à Napoléon ; il se plaignait amèrement de l'installation de garnisons françaises à Vaihingen, à Pforzheim\ Il faisait quelques efforts pour échapper au protectorat français ; à un lever du dimanche, ayant un jour le ministre de France près de lui, il affecta de passer devant et d'aller d'abord au ministre de Russie. Cela n'était pas bien méchant et ne l'eut pas empêché d'accepter de l'Empereur quelque nouvel agrandissement de territoire ou de revenu.

La Bavière surtout est intéressante. Elle s'étend vaste et compacte sur la plus grande partie de cette Allemagne du Sud. Elle est, à la date où nous sommes, plus remarquable et plus forte que la Prusse, semblable au sud du }Iain à ce qu'était la Westphalie au nord et presque aussi française. Il est sans doute regrettable que l'unité allemande n'ait pas pu se faire autour d'elle ; l'Allemagne en fût restée plus allemande, et cela eût mieux valu pour l'Europe, et pour ellemême.

Jadis petit duché, elle était devenue un électoral au xvn* siècle, pendant la guerre de Trente ans. Elle avait son noyau autour de Munich, dans la vallée de l'Isar. Elle fut unie au Palatinat en 1777 par l'extinction de la branche cadette. En i8o3, en compensation de la perte du Palatinat rhénan, réuni à la France, elle fut agrandie vers le nord, jusqu'au delà du Main, par l'évêché de Bamberg ; vers l'ouest, par celui d'Augsbourg. En 1806, elle eut Anspach et Nurem-

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