I. Afl'. Etr.. Corr. de Russie, vol. 146, 1'"^ 2b
le vit lui-même le i5 janvier, et tenta de l'émouvoir sur « le péril moscovite ^ » .
Ainsi la Russie, qui brûlait de descendre sur le chemin de Byzance, était fortement retenue, et par l'Autriche même, et par l'occupation française en Prusse.
Mais où était en tout cela l'alliance franco-russe ?
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L ALLEMAOE NAPOLEONIENNE
Napoléon eut ainsi du loisir pour organiser le continent dans le système du blocus, sous son commandement.
Il garda longtemps encore la Prusse. Le 23 juillet, il donnait des ordres très précis pour que le pays compris entre la Yistule et l'Oder ne fût pas évacué, avant qu'une convention ne fût conclue sur rétablissement d'une route militaire à travers la Silésie, avant la remise de tous les documents et de tous les fonds d'argent relatifs au grand-duché de Varsovie, avant le paiement de toutes les dettes et de toutes les valeurs des caisses appartenant aux provinces enlevées à la Prusse, avant le paiement de toutes les contributions dont elle avait été frappée^. En outre elle supportait le lourd entretien de la plus grande partie des contingents de la Grande-Armée ; la seule province de Brandebourg devait subvenir à l'entretien de So.ooo hommes et de 20.000 chevaux. Daru enfin mettait beaucoup de zèle à faire rendre à la Prusse le plus qu'elle pouvait, même plus qu'elle ne pouvait; les commissaires prussiens qui étaient en rapports avec lui, Lutzow et Sack, ne parvenaient pas à le contenter.
Le gouvernement prussien essaya d'obtenir du soulage-
1. Albert Yandal, Napoléon et Alexandre P'^, 234-240. — A. Sorel, VII, 240.