LA CONVE?<TIO>J DU 8 SEPTEMBRE
la France, et il reprenait quelque confiance, pour un moment, dans Talliance de Napoléon, Sa pensée flottait dans l'indécision, parmi de nerveuses velléités de décision. Il écrivait à l'Empereur : « Votre Majesté doit connaître déjà les événements de Constantinople. Le sultan Sélim a péri, Mustapha est enfermé et Mahmoud, aussi faible de corps que d'esprit, n'est qu'un fantôme de souverain. Les différents partis s'entredéchirent plus que jamais ; enfin il me semble que toutes ces circonstances ajoutent de nouvelles facilités pour l'exécution du grand plan et dégagent Votre Majesté de ses derniers liens avec la Porte \ » Il était prêt à partir pour Erfurt, avec un dernier reste de crédulité dans le mirage d'un partage turc : dernier écho de l'air de Tilsit.
Si pourtant Alexandre avait franchi le Danube et marché résolument sur Constantinople ! Et si l'Autriche avec ses six ou sept cent mille hommes, était tombée sur l'Allemagne appelant la Prusse aux armes et soutenue par les Anglais ! En quelle situation Napoléon se fût-il trouvé au lendemain de Baylen ? Pour en finir avec l'Espagne, il lui fallait un peu de temps, quelques mois au moins, contenir et retenir pendant ce temps l'Autriche et la Pvussie, l'ennemie et falliée, garder l'Europe en repos. Il y fut obligé à des prodiges de finesse. Heureusement pour lui, il n'y avait pas encore de coalition ; elle n'était qu'à l'état nébuleux du devenir.