L ACTION DE L ANGLETERRE
l'action de l'angleterre
On retrouve partout alors l'action de l'Angleterre faisant front à la France et conquérant sur les mers un empire immense qui ne lui échappera pas.
Elle soutenait Gustave IV en Suède ; et pourtant l'opinion publique commençait de s'émouvoir beaucoup de la politique passionnée de ce prince, des dommages déjà subis, de la perte de la Finlande. La présence des vaisseaux anglais dans la Baltique lui était précieuse en encourageant l'espoir que ces épreuves seraient réparées. D'ailleurs sur toutes les côtes de l'Allemagne, de la Russie, du Danemark, les flottes anglaises ne cessaient de se montrer, comme un avertissement et comme une menace ; elles assiégeaient les rivages de l'Empire napoléonien. Le continent de ce côté était absolument bloqué.
L'Angleterre avait réussi à prendre pied sur un autre point très fragile de l'empire. Depuis Cintra, elle était maîtresse de Lisbonne et de la plus grande partie du Portugal ; elle avait là un redoutable quartier général ; elle y maintenait des troupes solides, elle y envoyait des renforts et des munitions ; elle y organisait de puissants retranchements. Wellesley prétendait bien y être invincible : un coin terrible enfoncé déjà dans l'édifice impérial.
En Espagne l'alliance était faite avec la Junte suprême de Séville : « L'Angleterre, disait l'Empereur au Corps Législatif, n'a plus d'alliés que dans les suppôts de l'Inquisition et dans les plus barbares préjugés \ » Il y a de la colère et du dépit dans cette phrase. Quoi qu'il en soit,