I. Aff. Etr., Corr. de Prusse, vol. aSg, f
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lui soit agréable, et c'est avec empressement que j'ai pris à cet effet toutes les mesures que les circonstances me permettaient. Puissé-je avoir réussi ! Mais qu'en retour Votre Majesté Impériale me permette de recommander à sa magnanimité ma capitale et les marches de Brandebourg. Peu favorisées par la nature, elles sont en quelque sorte la création de mon immortel aïeul. Veuillez, Sire, les considérer comme un monument qu'il s'est élevé à lui-même ; et tant de rapports qui existent entre Votre Majesté Impériale et le grand homme seront, j'en suis sûr, pour Elle de nouveaux motifs de prescrire des ménagements généreux pour son ouvrage, comme ils le sont pour moi, Sire, de vous en exprimer le vœu^ «
En somme, la Prusse consentait à rentrer dans le système français, abandonnait à la France l'hégémonie de l'Allemagne jusqu'à TElbe. Dira-t-on qu'elle n'était pas sincère? Comment le prouver? Il faut s'en tenir aux faits et aux textes. Et encore il ne faut pas oublier que la Prusse avait pratiqué dix ans avec avantage la politique de l'entente cordiale avec la France, qu'elle était l'ennemie naturelle de l'Autriche, et qu'elle redoutait, avec raison peut-être, les ambitions de la Russie sur la Pologne, On se rappelle le plan Czar tory ski de l'année précédente ".
Mais le consentement de la Prusse aux conditions françaises ne fut pas suffisant : dans l'intervalle Napoléon avait changé d'avis. Il semble qu il se soit produit dans sa pensée, du 26 octobre au 9 novembre, une importante évolution, et qu'après avoir admis la possibilité de s'accorder avec elle, d'ailleurs à des conditions très onéreuses pour elle, il se soit arrêté, réflexion faite, à la résolution de la renverser sur son chemin et de lui passer sur le corps.
En effet, le 9 novembre il dictait cette note :