J. Holland Rose, Life of Napoléon I, II, io3-io
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niques en état de blocus. « Il nous en a coûté de faire dépendre les intérêts des particuliers de la querelle des rois, et de revenir, après tant d'années de civilisation, aux principes qui caractérisent la barbarie des premiers âges des nations ; mais nous avons été contraints, pour le bien de nos peuples et de nos alliés, à opposer à l'ennemi commun les mêmes armes dont il se servait contre nous, n En même temps, il ordonnait par un sénatus-consulte la levée anticipée de la conscription de 1807 : « Dans quel plus beau moment pourrions-nous appeler aux armes les jeunes Français? Ils auront à traverser pour se rendre à leurs drapeaux les capitales de nos ennemis et les champs de batailles illustrés par les victoires de leurs aînés \ »
En sorte que, pour forcer l'Angleterre à la paix, on allait pousser toujours plus loin la conquête impériale.
Le décret du Blocus continental fut signé à Berlin, le 21 novembre, au lendemain de la signature de Tarmistice de Charlottenbourg, avant que Napoléon ne pût connaître le refus de ratification du roi de Prusse.
Il faut en rappeler les considérants qui sont d'une rédaction singulièrement énergique et qui établissent de façon parfaite les principes politiques du Blocus continental : « Napoléon, Empereur des Français, Roi d'Italie, etc.
Considérant :
i^ Que l'Angleterre n'admet point le droit des gens suivi universellement par tous les peuples policés;
2° Qu'elle répute ennemi tout individu appartenant à l'Etat ennemi, et fait en conséquence prisonniers de guerre, non seulement les équipages des vaisseaux armés en guerre, mais encore les équipages des vaisseaux de commerce et navires marchands, et même les facteurs de commerce et les négociants qui voyagent pour les affaires de leur négoce ;