I. (lorr. de Napoléon, XIII
76 LA POLOGsSE. ETLAU
iraient de Riga à Odessa et de Danzig à la Hongrie '. L'Empereur avait beaucoup de raisons, et d'excellentes, pour ne pas même discuter de pareilles exigences ; il faut bien reconnaître qu'elles étaient inadmissibles. On se passa de Kosciusko.
Napoléon était bien résolu pourtant à se servir de la Pologne ; elle pouvait jouer pour lui un rôle capital, au centre de l'Europe, aux portes de l'Orient. Il encouragea ses espérances. Berthier écrivait de sa part à Davout, le in novembre : « Je dois vous dire, et vous devez le faire connaître, que l'intention de l'Empereur est véritablement de proclamer l'indépendance de la Pologne, si elle fournit 4^.000 bons soldats sur lesquels on puisse compter comme si l'on avait un corps de 40 000 hommes de troupes réglées. » Ailleurs l'Empereur demande que la noblesse à cheval soit prête à payer de sa personne, et « qu'on se fie à lui sans rien exiger ».
Aux députés du palatinat de Posen, qu'il reçut le 19 novembre, il répondit : « Que la France n'avait jamais reconnu le partage de la Pologne;... que l'illustre nation polonaise avait rendu les plus grands services à l'Europe entière ; que ses malheurs avaient été le résultat de ses divisions intestines ; qu'il ne pouvait point leur promettre le rétablissement de leur indépendance puisqu'il ne devait dépendre que d'eux ;... que, comme Empereur des Français, il verra toujours avec un vif intérêt le trône de Pologne se relever, et l'indépendance de cette grande nation assurer celle de ses voisins menacée par l'ambition démesurée de la Russie ; que cela dépend plus d'eux que de lui ; . . . qu'ils pouvaient du moins toujours compter sur sa toute-puissante protection". »
Il n'y a point d'engagement en toutes ces phrases ; il y a