‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 52 sur 235 · I. D'après Sorel, VII, 161 (note), Driauit. — Tilsit · texte numérisé non relu

I. D'après Sorel, VII, 161 (note), Driauit. — Tilsit

être générale et honorable. Elle doit — et le bonheur de la France elle même semble si essenliellement l'exiger — assurer l'indépendance et le repos futur de l'Europe sur un état de choses solide qui soit mis sous la garantie de toutes les puissances contractanies ; elle doit enfin statuer équilablement sur les pertes des Puissances à l'indemnisation desquelles les cours de Russie et de Londres sont intéressées par des engagements solennels. Pour peu que ces principes fassent la base des conditions de paix sur lesquelles j'invite Votre Majesté Impériale à s'expliquer franchement avec moi, je me tiens convaincu qu'avec les dispositions que manifeste de son côté le gouvernement britannique à faire dès lors des sacrifices propres à faciliter la paix, il nous faudra moins de semaines qu il ne fallut d années au congrès de Munster pour pacifier l'Europe.

« Nous proposons à Votre Majesté Impériale de faire assembler le nôtre dans la ville de Copenhague q\ii, située dans un pays neutre et également à portée de tous, semble à ce double égard l'endroit qui y convient le mieux;. Autant il me pirait au reste désirable pour le bien général que l'Autriche intervienne dans les négociations de ce congrès et que la Suède y prenne part, autant à mon avis la participation de la Porte y serait-elle hors de saison, et vous-même. Sire, en jugerez probablement ainsi en apprenant, comme je puis vous le dire avec la plus complète certitu(-le, que, loin d avoir des projets sur l'empire turc, la cour de Russie n'exige de la Porte que le seul maintien des traités existants.

« Puissent les ouvertures que je viens de faire à Votre Majesté Impériale la déterminer à des explications qui am'ment enfin cette paix que les vœux de l'humanilé réclament. Dès ce moment tous les miens seront remplis ^ »

Le plus clair, en cette réponse un peu longue qui se pré-

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