‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 90 sur 235 · Cf. Correspondance de Napoléon, XV · texte numérisé non relu

Cf. Correspondance de Napoléon, XV

iSî TILSIT

raient des discussions et des désordres... » Et ■Napoléon rappelait l'affaire d'Anspach.

En compensation d'Hildesheim et de tous ses domaines situés à l'ouest de l'Elbe, Napoléon proposait de donner à la Prusse quelque chose entre Kœnigsberg et Berlin, par exemple la Pomérélie sur la rive gauche de la Yistule inférieure.

Du 6 juillet, une lettre d Alexandre révèle une discussion sur la frontière entre le grand-duché de Varsovie et la Russie. Alexandre demandait la ligne d'eau formée par le Wavre, la Narew et le Bug. Napoléon observait qu'ainsi les frontières russes formeraient une pointe dans le grandduché de Varsovie. « L'aigle russe serait vue des murailles de Varsovie. Ce serait véritablement une indication trop claire que Varsovie est destinée à passer sous la domination russe. » Et il reportait la frontière jusque vers les sources de la Narew, Le tsar alors répliquait que cette frontière serait mauvaise, n'étant qu'une frontière « sèche ». Il se montrait disposé à quelques concessions dans l'intérêt de la Prusse.

Du même 6 juillet, une lettre de Napoléon propose sur ces points divers un mezzo-termine ^ : promesse de 3oo.ooo âmes à l'ouest de l'Elbe pour la Prusse, si le Hanovre, lors de la paix avec l'Angleterre, reste au royaume deWestphalie ; détermination des cessions faites à la Prusse dans la région de la Vistule inférieure, environ 5o lieues de terrain, amélioration de la frontière russo-varsovienne, au bénéfice de la Russie, en suivant la Liza et le Bug, en brisant la pointe faite au nord de Varsovie par le confluent du Bug et de la Narew.

Ce devait être les termes des arrangements territoriaux.

Avons-nous dans ces textes des éléments suffisants d'information ?

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