LIV. III, CHAP. II. Sai
Ambert, se transportèrent chezliiî et en demandèrent communication. Le général assura qu'il n'avait rien reçu. Les officiers crurent qu'il vou-, lait éluder l'exécution de ses ordres, ils Farrêtèrent et le conduisirent aux casernes.
Un instant après cette arrestation , le facteur , de la poste apporta les dépêches du général Âmbert, mais n'ayant pas trouvé le général Briche,
mination d'inspecteurs gënëraux des gardes nationales , conformément aux lois 9 ressortiront du ministre de l'intérieur. Déclare :
Qu'il reconnaît , avec les membres du conseil général et le préfet de l'Hérault, la légitimité des actes du gouvernement impérial ;
Ordonne , en conséquence , que les troupes sous ses ordres prendront la cocarde nationale , qui , dés ce moment, devient le signe de ralliement des troupes de la division , et qu'elles n'obéiront à aucun ordre qui ne soit jémané de lui.
Il est expressément recommandé aux généraux commandant la subdivision et les départements , et aux divers chefs de corps , de prendre toutes les mesures pour maintenir la tranquillité publique et particulière , ainsi que la plus exacte discipline parmi Les troupes sous leurs ordres; les uns et les autres me rendront compte de l'exécution du présent , qui sera lu à la tête des troupes.
Au quartier-général de Montpellier, le a avril 181 5*
Le lieutenant-général commandant la q"** division
militaire.
Ambeat.
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il lesVemît au colonel du 63* régiment, qui en fit l'ouverture. Elles contenaient Tordre du jour du général Ambert et une lettre au général Briche pour l'exécution de cet ordre *.
Le colonel fit rassembler les troupes et la garde nationalç, Tordre du jour fut lu et affiché, les couleurs tricolores furent arborées.
Cependant la division se trouvait sans chef.
Quelques officiers se détachèrent de Nîmes , et vinrent trouver le général Gilly à sa campagne,
' NEUVIEME DIVISION MILITA1]l£.
A M* le lieutenant-général Briche , commandant la a' sub' dhision de la 9"* division militaire,
Montpellier, a a^ril 181 5.
Mon cher général , vous aurez reçu l'ordre du lieutenant général d'AuItane , chef de l'état-major de l'armée du Midi , daté du Saint-Esprit, le i^' avril & tendant à désorganiser les troupes , et à livrer les officiers à la fureur des partis ; vous VOU& serez sûrement opposé k son exécution. Dans le cas contraire , donnez vos ordres pour maintenir les soldats ) et ne pas les laisser dissoudre. Donnez de suite connaissance de mon ordre de ce jour , que je vous adresse , à toutes les troupes de votre commandement y et ré^nisses-les en un seul corps à Nîmes ou à Lunel. Je n'ai donné cet ordre ni par ambition ni par ancun autre motif» mais pour éviter un^ guerre civile que l'on s'efforce d'organiser , qu'il est impossible d'établir, et qui, en résultat, n'amènerait que des malheurs particuliers.
Un élan national pouvait maintenir la famille des Bonr-