CHAPITRE IIL
Deux voies étaient ouvertes à Napoléon. Laisser tout lé pouvoir au peuple, et n'être que son général , ou bien se revêtir de la dictature. Mais Napoléon, craignant de donner trop ou trop peu, prit up parti mitoyen qui deVaît lui être funeste.
Il se borna à faire un acte additionnel aux constitutions. Cet acte fut élaboré dans les bureaux du conseil d^état , et soumis à l'acceptation du peuple. Des registres furent ouverts dans toutes les mairies ; chacun pût aller écrire son approbation ou son refus. Les uns le firent, les autres s'abstinrent. Toutefois la partie éclairée de la nation se trouva offensée : elle témoigna de l'humeur, mais elle sentit que ce n'était pas le moment de quereller.
L'acte additionnel ne fut point une création de
Napoléon seul , mais aussi de ses alentours , qui
craignirent qu'une constitution trop libérale ne
leur donnât des concurrents, et ne les privât d'un II. 22