‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 112 sur 139 · LIV. III, GHA.P. IV · texte numérisé non relu

LIV. III, GHA.P. IV

cris Tordre de combattre ^ on lui donne l'ordre de la retraite '•

Mais Fouché avait tout préparé , tout arrangé; et Davoust , qui , en qualité de ministre de la guerre, était revêtu du commandement, docile aux avis de Fouché , consomma le sacrifice. L'armée se retira sur la Loire, et une convention livra Paris aux alliés.

Napoléon se rendit àRochefort. Là des marins dévoués offrirent de le conduire aux États-Unis. Ils juraient de braver tous les dangers et d'aborder sans naufrage ; mais Napoléon ne voulut pas exposer les amis qui lui restaient. Sa résolution fut digne des temps héroïques ; il écrivit au prince régent d'Angleterre :

« Altesse royale,

n En butte aux factions qui divisent mon pays, » et à l'inimitié des plus grandes puissances de. a l'Europe , j'ai terminé ma carrière politique. Je » viens comme Thémistocle m'asseoir aux foyers » du peuple britannique. Je me mets sous la pro^ > tectlon de ses lois , que je réclame de votre

* Si l'on ne voulait paS de Napoléon pour gênerai , il fallait en choisir un autre ; mais il fallait combattre , même en reconnaissant Louis XVIÏI : c'était le seul moyen d^obtenir de bonnes conditions. L'armée était belle et bien disposée , îl restait encore bleu dci chances de juccés.

» altesse royale, comme du plus puissant, du » plus constant et du plus généreux de mes enmetnis.

» N AlPomon. »

i3 juillet 181 5.

* Mais le priïice régent n'était Admète ni ^Vrtaxerce; et Napoléon, qui s'était confié à sa foi, fut retenu prisonnier et conduit à Sainte- Hélène.

Napoléon , indigné de ce traitement inattendu, fit la protestation suivante, que l'histoire recueillera. .

a Je proteste solennellement ici, à la face du ciel et 'dès hommes, contre la violence qui m'est faite, contre la violation de mes droits les plus sacrés, en disposant par la force de ma personne et de ma liberté. Je suis venu librement à bord du Bellérophon; je ne suis pas prisonnier, je suis rhôté de FAngleterre.'J'y suis venu à rinstigatiou du capitaine, qui a dit avoir des ordres du gouvernement de me recevoir et de me conduire en Angleterre avec ma suite, si cela m'était agréable. Je me suis présenté de bonne foi pour me mettre sbus la protection des lois dé l'A nfgle terre. Aussitôt assis à bprd du Beïléro^hon\ je fus sur le foyer du peuple j>.ritannique. Si le gouvernement , eh donnant des ordres au capitaine du

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