‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 123 sur 139 · LIV. III, CHAPi VI. 38l · texte numérisé non relu

LIV. III, CHAPi VI. 38l

Ges vérités seront senties de tout homme qui s'est donné la peine d'observer ce qui se passe en France.

Ce qui gênait le plus les hommes d'autrefois, c'était la liberté de la presse. Il fallait comment cer la réforme pour l'anéantir; il fallait arrêter la publication des ouvrages entachés de nouvelles doctrines, ou effrayer les auteurs par des châtiments. Mais était-ce atteindre le but que l'on se proposait ?

On avait principalement en vue les ouvrages politiques ; or, la plupart de ces ouvrages resteraient ignorés , si on ne leur donnait de l'importance en les dénonçant à la justice. Alors tout le monde les veut lire ; on les trouve excellents. Un jugement ne fait pas jurisprudence à leur égard , parcequ'un jugement frappe la matière et non l'esprit d'un livre.

Les modernes qui portent le plus d'ombrage sont Diderot, d'Holbach , Raynal, Voltaire, Rousseau, Volney, etc., etc. Çroit-on avoir bien fait de proscrire les uns et de mettre des entraves à la réimpression dès autres ? Non , sans doute. Cet interdit les a fait rechercher avec fureur, et ils ne manquent pas MJhe bonne réfutation les suivrait

' Fabricius-Veinto avait cempoad une satire contre les se-

383 IfAPOLÈON ST l'eURQPE.

dans toutes les bibliothèques^* Si la réfiutatioo est impossible, qu'y faire? I^e plus s^e est de se taire.

Toute la cour s'éleva contre l'EpiCydopédie ; elle fut emprisonnée à la Bastille çoixuicie un criminel d'état: eUe n eo a pas moins orné les fraudes bibliothèques* On finit par rompre ses chaî-r nes. £h bien, quel snal a*t-eUe lait ? Qui ^pi parle maintenant, et qui s'en occupé? Personne. Qu'on la mette à l'index , elle prendra un nouvel essor.

Le style de Bousseau est SkU premier rwg, Son roman d'Héloîse est brûJiapt:; mais il <ie peut £siir<e de révolution que dans Tâme de. jeunes filles. Spn Emile est bon malgré ses erreui^ Ses confessions ^ont dégoûtantes \ Vo^à ,cefe^ dant ceux des ouvrages de |U>ussea^ qui éuMent en vo^ue. Son Contrat social , soia ]()i$C9iîir^ svr l'inégalité des conditions et ^es wl^n^s |ii;odluc-

nateurs et les pontifes , dans un ouvrage intitule CodicUUhnon. Il fttt «ccusë. Néron évoqua Ptfftlh're , ît I>tintiit Fubrlûius, et fit l>rûler8oxi lÎTre ,. qu« if on rèthexebBtjm <^ttkiïi lut avidement tant qu'il y eut<4a risqfie À «e ;)e pro^ï^^f^il^t qu'on eut levé la défense , l'ouvrage fui oublié. {TqciL Ann. , liv. XIV, n«5o.)

' Il a pris pour modèle Archiloque, dont les mœurs et la crondiiiie inspir^îie^t .umt de d4§QM,m:xfGm^,

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