‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 126 sur 139 · II · texte numérisé non relu

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386 ifAPOLjéoif ET l'europe.

servirait la liberté de la presse? à chanter les douceurs de l'esclavage^ à comparer les chaînes à des guirlandes de fleurs ^ à déifier les rois

Mais dans le gouvernement constitutionnel, ou les droits des peuples et des rois sont établis, ft doit y avoir une opposition , et si elle ne naissait pas naturellement, il faudrait la créer. Cette opposition n'a pas pour mission d'entraver la marche du gouvernement , mais de le maintenir dans la ligne des principes, en lui montrant sans cesse le cercle qu'il doit parcourir et le but quUl ne peut franchir. Elle s'exerce de deux manières : par la parole, elle appartient aux corps délibérants, elle prend place à la tribune; par la pensée seulement, elle appartient à tous les citoyens, elle se consigne dans des écrits que la presse multiplie.

C'est par la presse que l'histoire se conserve et se transmet à la postérité : l'histoire éclaire les peuples et guide les rois ; elle grandit les hommes ou les réduit en atome, les décore d'une cou* ronne immc»*telle ou les flétrit, selon qu'ils oint été justes ou pervers , utiles ou à charge , généreux ou cruels, populaires ou despotes.

C'est par la pi^esse que les lumières se propagent et que les peuples apprennent à connaître leurs droits et à respecter l'autorité.

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