‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 132 sur 139 · LIV. m, CBkV. Vï · texte numérisé non relu

LIV. m, CBkV. Vï

les grâces des dieux Jupiter , Mercure, Sterculus, Crépitus, et des déesses Junon, Vénus ^ Pcrtonda^ Càca ^ Cloaima', Muta, etc.

Mais est-ce à nous, faibles mortels, à venger la Divinité.? Dieu a-t^il besoin de notre secours?

« Dans les choses qui troublent la tranquillité ou la sûreté de l'état, les actions cachées sont du ressort de la justice huroaine, mais dans celles qui blessent la Divinité , là où il li'y a point d'action publique, il n'y a point de matière de crime : tout s'y passe entre l'homme et Dieu; qui sait la mesure et le temps de ses vengeances 7

« Mémento irœ in die consuntmationis , et tem- T»pus retributionis in conversatione faciei^.i^

« Le mal est venu de cette idée , qu'il faut venger la Divinité; mais il faut honorer la Divinité, et ne la venger jamais '. i

£n effet , quel bien et quel mal l'homme peutil faire à Dieu ?

« Quid est homOj et quœ est gratia iïlius P et » qUid est èo/ium, aut quid nequam illius^'f »

parricida esto. — Impius , ne audeto placare donîs iram deo* rum. (Cic. , De legibus.)

' Esprit des lois , lib. XU , chap. iv.

» Eccïes, , chap. xviii.

^ Esprit des lois , ibid.

< Bccles. , chap. xviii.

4oa NAPOLÉON ET l'eUROPE.

« Si Ton. se conduisait par cette idée qu'il faut venger la Divinité, quelle serait la fin des supplices? Si lés lois des hommes ont à venger un être infini , elles se régleront sur son infinité et non pas sur les faiblesses , sur les ignorances , sur les capnces de la nature humaine \ »

Que sommes-nous devant la Divinité? des atomes remplis de présomption et de malignité.

Dieu connaît notre corruption , mais il nous pardonne,; il répand sur nous sa miséricorde , et nous traite dans la plénitude de sa douceur.

« Propter hoc patiens est Deus in illiSf et ef- '^Jundit super eos misericordiam suam.

» f^idit prcesumptionem cordis eorwn quoniam » mala est y et cognouit subuersionem iltorum quo- TUtiam nequam est.

V Ideo adimplevit propitiationem suam in il- ^lis* »

Toutes ces lois tiennent à un système arrêté et suivi avec persévérance.

On veut nous donner le droit d'aînesse, malgré la charte et malgré nos lois qui ont proclamé l'égalité '.

Le droit d'aînesse est une déshérence pour la

* Esprit des lois, liv. XII , chap. iv.

* Eccles, , chap. xviu.

' Ceci était écrit en 1825.

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