LIV. II, GHAP. VU
voirs de la constitution qui avait établi l'empire, et ces pouvoirs, dont le but unique était d'aider la marche du gouvernement impérial, cessaient avec ce gouvernement ; leurs actes étaient donc nuls et séditieux'.
Ces assemblées firent comme la législative, et la convention , qui , sans droit, détruisirent la* royautélLe sénat fit ce qu'il avait déjà fait , lorsqu'il viola la constitution de Tan VIII * pour décerner le consulat à vie, lorsqu'il remplaça la république par la monarchie. Il abandonna l'empire quand l'empereur fut malheureux. Telle était sa nature, qu'il sacrifiait tout à l'intérêt personnel.
Ces mêmes hommes , qui se disaient les conservateurs de la constitution et des lois, ne savaient conserver que leur, fortune. Depuis quat<Mrze ans , ils rampaient aux pieds de Napoléon et lui obéissaient en esclaves attentifs ' ; ses gestes étaient compris, ses moindres paroles recueillies , ses désirs satisfaits sur-le-champ. Youlait- U^des soldats , des subsides : c'était à qui dirait oui le premier* S'agissait -il d'une guerre, elle
'Est-ce que par hasard un gouvernement constitutioQiiel n'existerait que sous le bon plaisir des assemblées?
* Ceux qui trouveront ces expressions trop fortes, n'oi^t qn'à lire le MoBileur du temps.
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était juste, nationale. Fallait- il des mesares entraordinaires , elles étaient utiles , indispensa*bles ; ses messagers n'avaient pas expliqué leur demande qne déjà le sénatus-consnlte était rendu* Ces prétendus pères de la patrie ne se bornaient pas à voter par acclamation les conscriptions , les impèts , les infractions anx lois de Fétat, ils venaient encore remercier remperetw de les avoir mis à même de lui prouver leur dévouement , et , pour lui faire voir que ce dévouement était sans bornes , ils offraient de mettre toute la France à sa disposition : ils le vou<^ laient réellement ; mais ils mentaient quand ils parlaient d'eux , et qn'ils disaient : « Site , disi^poscK de nos fortunes et de nos vies '. »
Si Napoléon fut resté sur le Irène, les sénateurs eussent continué leurs adulations ; mais 9on armée était désorganisée, Tempereur de Russie avait déclaré qu'il ne traiterait plus avec lui , les sénateurs ne se rappelèrent' plus de Napoléon que pour lui reprocher d'avcMr abusé du pouvoir et violé la constitution ; mais eux seuls
• Il jvfwt dans le sénat des bommes fbrt honorables^» mais qui n'étaient pas en assez grand nombre pQor opposer nne r ésistanc e utile. Je les nommerais sf je ne craignais pas de paraître injuste en faisant qoekpies ooMis iovetontaffer.