‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 29 sur 139 · LIV, II, CHAI». VII · texte numérisé non relu

LIV, II, CHAI». VII

étaient coupables , puisque le dépôt de la con-^ stitution leur était confié.

Ils se donnèrent le ridicule de décréter que It peuple français était délié de ses serments Tisà-^is de Napoléon , comme si le peuple français eût été sous leur tutelle; enfin ils poussèrent la hardiesse, eux qui n'avaient plus d'institution légale , jusqu'à vouloir encore disposer du trône. L'on remarque , dans leur constitution , un passage curieux, et qui donne la mesure de ces hommes qui voulaient encore tenir les destinées de la France^ Le voici :

« La noblesse ancienne reprend ses titres , ■ la nouvelle conserve les siens héréditairement. '

» Il y a cent cinquante sénateurs au moins ,

• et deux cents au plus.

» Leur dignité est inamovible et héréditaire.

» Les sénateurs actuels sont maintenus et font •partie de ce nombre. La dotation actuelle du » sénat et des sénatoreries leur appartient. Les

• revenus en seront partagés également entre eux

• et passeront à leurs successeurs

» Les sénateurs qui seront nommés à l'avenir ne

• pourront avoir droit à cette dotation '• »

' Tous les sénateurs étaient comtes. '

* La FioM* 4ttttiout' ub g ouTtrtttmMU dt §kiii,Jk la bonne

CepcndantNapoléonoffritd'abdiqver en faveur de son fils : il fut refusé. Il se décida à donner son abdication pure et simple,et dans ces termes:

« Les puissances alliées ayant proclamé que » l'empereur Napoléon était le seul obstacle au » rétablissement de la paix en Europe, Fempe- »reur Napoléon, fidèle à son serment , déclare » qu'il renofice , pour lui et ses héritiers , aux » trônes de France et d'Italie , et qu'il n'est aucun » sacrifice personnel , même celui de la vie , qu'il » ne soit prêt à faire à l'intérêt de la France. Fait • au palais de Fontainebleau , le 1 1 avril 1 8 1 4- >

Il .me reste à parler des trames ourdies contre Napoléon ; cette tâche sera facile , car les aveux sont publics.

M. l'abbé de Pradt , archevêque de Malines , baron de l'empire, était mécontent du gouvernement impérial * ; « il déclara la déchéance de

heure, mais la constitution de ce gouvernement n'avait point donne au sënat le droit de le changer. L'acte du sénat ^tait sëditieux , nul. Le gouyemenient détruit, le se'nat n'était plus qu'une réunion de simples citoyens sans mandat. D'autres réunions pouvaient se former et délibérer tout aussi bien que lui. C'eûtété et ce serait dans tous les temps un beau champ de guerre civile.

' Je pairie son ouvrage 4 la main. MécU hisiùrùpte Jicr h

Page 1