‹ Napoléon et l'Europe, fragments historiquesChapitre 42 sur 139 · LIV. II, CH^P- VÏÏI. i · texte numérisé non relu

LIV. II, CH^P- VÏÏI. i

Galicie et de la Transylvanie ; son contingent sera au complet. -Dites franchement , répète le ministre autrichien, ce que vous {voulez faire ^ et met' tez-nous dans le cas (ïa^ir envers vous comme un bon allié y et envers les autres comme une puissance indépendante. Croyez que nous sommes pénétrés du sens de Talliance , et que nous pouvons vous'rendre des services essentiels.

Ce que voulait Napoléon , c'était la paix ; et il n'attendit pas d'être provoqué pour faire connaître ses vœux. Aussitôt qu'il se fut mis en état de vaincre ses ennemis, il leur fit porter des paroles conciliantes, et c'est son beau-père qu'il a choisi pour intermédiaire. C'était entrer à pleines voiles dans les filets tendus par l'Autriche.

M. de Metternich a trouvé dans les dépêches de Paris le gage de la longue durée de l'alliance et du succès des négociations. Il va prendre immédiatement les ordres de l'empereur, sur le choix de l'individu qu'il s'agira d'envoyer àWilna, et il ne perdra pas un moment pour sonder les dispositions de l'empereur Alexandre ( malgré la grœcafides des Russes). M. de Metternici;i ajoute qu'outre les 7,000,000 sterling que l'Angleterre donne à la Russie, elle a offert 10,000,000 à l'Autriche pour changer de système; mais que l'Autriche a repoussé cette offre avec mépris ,

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quoique ses finances soient dans le plus grand délabrement, qu'elle n'ait plus que ses douanes, et qu'elle perdrait cette branche lucrative de finances , si la France renonçait à son système d'exclusion des denrées coloniales. La difficulté qui embarrasse le plus «M. de Metternich, c'est la demande que fera sans doute la Russie d'un agrandissement de territoire. Depuis Pierre-le- Grand elle n'a jamais fait de paix sans insister sur ce point, et il croit qu'elle demandera la Yistule pour frontière.

Il faut aussi penser à l'Angleterre. M. de Metternich a jeté les yeux sur M. de Wessemberg. Ce ministre ira à Copenhague et cherchera à s'embarquer pour Londres. A son arrivée , il remettra à lord Castlereagh une lettre de M. de Metternich , informant le ministre anglais que l'Autriche , touchée des calamités qui pèsent sur l'Europe , a conçu le projet de travailler au rétablissement de la paix ; qu'elle a sondé sur ce point important les dispositions de la France , qu'elle les a trouvées Êivorables à ses vues ; . . • qu'elle se croyait en droit d'inspirer assez de confiance pour faire agréer son intervention.... Si l'on demande à M. de Wessemberg ce qu'il entend par lapax^ification générale du continent^ il répondra que ce n'est pas une paix ordinaire ,

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